Né dans les Asturies de Santillane, il appartient à l'illustre lignage de Guevara, mais à une branche cadette bâtarde et de « pureté raciale » sans doute imparfaite, bien qu'en pleine ascension sociale. Porté en avant par le puissant clan familial, il semblait destiné à faire carrière à la cour. Cependant, les bouleversements politiques liés à la mort de Philippe le Beau l'obligent à se faire moine, probablement en 1506. Après une période de retraite, de maturation et réflexion dans l'ordre franciscain, au cours de laquelle il s'instruit, apprend l'art de la prédication et exerce des fonctions de responsabilité dans sa province, son heure vient lors des troubles des comunidades, en 1520. Fidèle à Charles Quint, il essaie de ramener la paix entre les deux camps. En récompense, il reçoit le titre de prédicateur royal en 1523 et s'acquiert à la cour une solide réputation d'orateur sacré. En 1525-1526, l'empereur le charge d'importantes missions inquisitoriales auprès des morisques valenciens et grenadins. Il fait preuve alors de modération et d'humanité, essayant de trouver des solutions pour amener les descendants des anciens Maures à être de bons catholiques. En 1527, il participe à l'assemblée réunie à Valladolid pour examiner les œuvres d'Érasme suspectes et il adopte une attitude mesurée. En outre, en chrétien qui a baigné dans la devotio moderna, il exalte le Dieu de paix et de miséricorde de l'Évangile et s'élève contre la discrimination dont souffrent les nouveaux chrétiens. À la fin de 1526, le souverain l'avait nommé historiographe de Castille. Il exerce sa charge avec conscience et écrit une chronique de Charles Quint, perdue, mais que l'on a partiellement reconstituée. Au début de 1529, le monarque le désigne pour occuper le siège épiscopal de Guadix et, à la fin de 1536, celui de Mondoñedo. Il fait œuvre de prélat actif et essaie d'améliorer la vie religieuse du diocèse. Il accompagne Charles Quint lors de l'expédition de Tunis de 1535 et parcourt l'Italie avec lui en 1535-1536. Il devient con […]
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