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POLLAIUOLO ANTONIO BENCI dit (1432-1498)

Machiavel, attribué à A. Pollaiuolo

Peintre, sculpteur, orfèvre et graveur, Antonio Pollaiuolo dirige à Florence, avec la collaboration de son frère Piero, un atelier très achalandé. Il exécute des portraits, des médailles, des statues pour les Médicis et l'aristocratie florentine, des fresques et des broderies pour les églises, des tombeaux pour les papes : Laurent de Médicis écrivait en 1489 que Pollaiuolo était « le principal maître de la cité et, selon les esprits éclairés, le meilleur sans doute qui ait jamais existé ». Donatello et Castagno sont pour lui le point de départ d'un art tendu, tourmenté, dont la vigueur est tout entière orientée vers l'expression de l'effort musculaire et la recherche du mouvement : Anges de San Miniato (1487), Nus dansant de Torre Gallo (1465-1475), Apollon et Daphné (National Gallery, Londres), Enlèvement de Déjanire (avant 1467, Yale University, New Haven) pour ne citer que des peintures ; Vie de saint Jean-Baptiste (1466-1480, panneaux de broderie pour l'autel du baptistère). La description précise et détaillée de l'anatomie donne une force singulière à ses représentations des travaux d'Hercule, qu'il s'agisse de sculptures (Hercule et Antée, Bargello) ou de peintures comme les panneaux du musée des Offices (Hercule et AntéeHercule et l'Hydre). En contraste avec ces figures agitées, frénétiques, Pollaiuolo déploie sur le fond de ses compositions peintes de vastes horizons traités à la manière flamande : Martyre de saint Sébastien (1475 env., National Gallery, Londres), Enlèvement de Déjanire (Yale University), Tobie et l'Ange (en collaboration avec Piero, pinacothèque de Turin), où il réalise, sur un mode inédit à Florence, l'accord de la figure et du paysage. Un premier séjour à Rome, en 1469, lui avait apporté une connaissance de la sculpture classique dont il saura faire son profit. Il retourna à Rome en 1484 pour exécuter la tombe de Sixte IV (Grottes vaticanes), où la belle ordonnance rythmique des panneaux symbolisant les arts libéraux, l'impressionnante figure du gisant équilibrent la richesse du détail ornemental. L'œuvre était achevée quand, en 1492, Antonio Pollaiuolo entreprit la tombe d'Innocent VIII, monument pariétal dans lequel l'effigie du pontife assis, les figures de Vertus qui l'encadrent, le gisant du sarcophage sont d'une facture moins précise, moins énergique, due probablement à l'intervention de son frère Piero.

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« POLLAIUOLO ANTONIO BENCI dit (1432-1498) » est également traité dans :

GRAVURE

Écrit par :  Barthélémy JOBERTMichel MELOT

… hommes nus, la plus ancienne gravure italienne sur métal qu'on puisse attribuer à un peintre, *Antonio Pollaiuolo (1431 env.-1498) ne réussit qu'une merveilleuse composition d'ensemble où les plans se dégagent mal, Mantegna parvint à donner à ses personnages l'aspect sculptural qui caractérise son style. Le classicisme triompha très tôt en… Lire la suite

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Machiavel, attribué à A. Pollaiuolo Portrait d'une jeune femme, A. Pollaiuolo Martyre de saint Sébastien, A. Pollaiuolo

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