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WEBERN ANTON VON (1883-1945)

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3.  Dialectique des formes dans l'œuvre wébernienne

À partir de l'opus 20, Webern ressent la nécessité de donner plus d'ampleur à son système et, pour ce, il reprend certaines techniques anciennes délibérément mises à l'écart pendant une période où il avait fait table rase. Par exemple, dans le Trio à cordes, opus 20 (1927), il fait appel à la « grande forme », le premier mouvement s'apparentant à la forme du rondeau, le second à la forme de sonate. Dans la Symphonie, opus 21 (1928), le premier mouvement reflète le principe du canon, mais l'écriture révèle certains traits nouveaux, notamment la présence d'un double canon par mouvement contraire. Chaque caractéristique de l'œuvre (instrumentation, choix des timbres...) contribue à souligner ses propriétés structurelles, insiste sur les richesses potentielles de celles-ci. René Leibowitz précise que « l'aspect rythmique est si simple qu'il finit par s'exprimer en une symétrie presque totale, et pourtant cette symétrie est si raffinée qu'elle se confond avec l'asymétrie absolue » ; en fait, Webern joue sans cesse sur les concepts d'identité et de différence, sur des systèmes de compensation. À partir de l'opus 21, Webern parvient à une grande maîtrise de l'art de la variation et du canon, techniques que l'on trouve dans les manifestations les plus anciennes de l'art polyphonique. Dans le Quatuor, opus 22 (1930), l'instrumentation est parfaitement liée au discours sériel ; dans les Trois Chants, opus 23 (1934), pour soprano et piano, c'est le problème de la mélodie à l'intérieur d'une forme autre que la forme traditionnelle du lied qu'envisage Webern.

Les Variations pour piano, opus 27 (1936), sont sa première œuvre pour piano solo ; il semble bien chercher une parfaite unité du discours sériel, et tend à préserver l'homogénéité de l'œuvre. À partir de ces Variations, l'idéal d'un ordre sériel se manifeste de plus en plus clairement. Les Variations pour orchestre, opus 30 (1940), et les trois œuvres composées avec chœur, Das Augenlicht, opus 2 […]

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WEBERN ANTON VON (1883-1945) - (repères chronologiques)

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VARIATIONS POUR ORCHESTRE, OPUS 30 (A. von Webern)

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ATONALITÉ

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DARMSTADT ÉCOLE DE

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MUSIQUE CONTEMPORAINE - L'évolution de la musique depuis 1945

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Dans le chapitre "Le sérialisme"  : …  *Après la guerre, les jeunes musiciens éprouvent le besoin fébrile de reconstruire sur des bases solides et durables le système sériel, tel que l'a développé A. Webern, mort accidentellement en 1945, et qui fait figure, à leurs yeux, de modèle, de voie à suivre. Pierre Boulez, Karlheinz Stockhausen, Jean Barraqué, Luciano Berio, Luigi Nono, Bruno… Lire la suite
MUSIQUE CONTEMPORAINE - La musique sérielle et le dodécaphonisme

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Dans le chapitre "Arnold Schönberg et la musique sérielle"  : …  école de Vienne » sont les disciples les plus importants de Schönberg, Alban Berg (1885-1935) et *Anton von Webern (1883-1945). Ils appliquèrent, chacun avec son tempérament propre, la technique sérielle, sans y apporter d'extension qui mérite d'être ici exposée en détail. Il faut cependant noter l'attirance de Webern pour les séries tronçonnées… Lire la suite
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SÉRIALISME (musique)

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Variations pour orchestre, opus 30, WEBERN (Anton von)

Écrit par :  Juliette GARRIGUES

… *L'Autrichien Anton von Webern, troisième représentant de l'école de Vienne, avec Arnold Schönberg – dont il est l'un des premiers disciples – et Alban Berg, a repensé de fond en comble le langage musical. En 1909, il abandonne la tonalité avec les lieder des opus 3 et 4. Il aborde le sérialisme en 1924, avec son opus 17, Drei Volkstexte fürLire la suite
VIENNE ÉCOLE DE, musique

Écrit par :  Juliette GARRIGUES

Dans le chapitre "Schönberg ou la volonté d'instaurer un nouveau système"  : …  , le monodrame Erwartung (1909), Pierrot lunaire (1912), ou encore des pièces de* Webern comme les Six Bagatelles pour quatuor à cordes opus 9 (1913) illustrent cet emploi de petites formes. Seul Alban Berg parviendra à composer une grande forme avec son opéra Wozzeck (1914-1923) ; mais cette œuvre dont la… Lire la suite

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Variations pour orchestre, opus 30

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