Bachelier à dix-sept ans après de brillantes études au lycée Bonaparte (l'actuel lycée Condorcet), Antoine Béclère envisage l'École normale supérieure, puis se dirige vers les études de médecine, encouragé par l'exemple de son père, Claude Béclère, descendant de cultivateurs bourguignons, qui exerçait la médecine à Paris.
Reçu externe en 1875, Antoine Béclère réussit à vingt et un ans l'internat des Hôpitaux de Paris dès son premier concours et s'oriente vers la pédiatrie ; son habileté le fait nommer « moniteur de trachéotomie », geste d'urgence indispensable tant la détresse respiratoire est fréquente. Sa thèse, De la contagion de la rougeole (1882), dénonce le manque de précautions vis-à-vis des maladies infectieuses. Antoine Béclère s'imprègne, durant ces années de formation, des courants médicaux de l'époque : découvertes pastoriennes, antisepsie de Lister, asepsie de Terrillon, médecine expérimentale de Claude Bernard, endocrinologie de Brown-Séquard, immunologie de Saint-Yves Ménard.
Reçu médecin des Hôpitaux au concours de 1893, il est titularisé en janvier 1897 chef du service de médecine interne de l'hôpital Tenon. À quarante ans, il est devenu un […]
