Encyclopædia Universalis, le portail de la connaissance
Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire

ANTINOÉ

La ville d'Antinoé fut fondée par Hadrien en 132. Elle devint, à l'époque chrétienne, le siège d'un évêché dépendant de Thèbes, puis fut élevée au rang de métropole de la Thébaïde à partir de Dioclétien.

Les ruines s'étendent sur la rive orientale du Nil en face de Rôda, à 290 kilomètres du Caire. La ville romaine est située dans la plaine derrière le village de Cheykh Abadeh. Sur les premiers contreforts de la montagne, au nord-ouest et au nord de la ville, subsistent les murs en briques crues de deux anciennes églises et de cellules. D'antiques carrières ainsi que des grottes avaient été utilisées pour y loger trois églises et des cellules, dont certaines consistent en grandes salles soutenues par des piliers.

Une ville nouvelle avait été édifiée par les chrétiens à environ 400 mètres au sud-est de Cheykh Abadeh. De la ville ruinée, entourée d'une enceinte, il ne reste que les traces d'une église et de nombreux tombeaux.

Au sud-est, on rencontre le village de Deir Abou Hennis qui porte le nom d'un ancien monastère : le monastère du Père Jean. L'église, encore utilisée, comporte un narthex, une nef à bas-côtés séparés par deux rangs de quatre colonnes et une abside centrale rentrante accostée de deux pièces rectangulaires.

Dans la montagne qui domine Deir Abou Hennis, des carrières antiques ont été également occupées par les chrétiens. Trois salles, dont les parois furent simplement blanchies à la chaux, ont permis l'installation d'une église, dont la fondation était attribuée à l'impératrice Hélène. Certaines parties ont reçu une décoration peinte, malheureusement en très mauvais état de conservation, ce qui rend difficile tout essai de datation. Toutes les scènes ne sont pas reconnaissables, mais paraissent être tirées, pour la plupart, des évangiles ou des apocryphes. Celles qui sont encore lisibles se déroulent sur un seul registre entre deux frises florales. On peut y reconnaître : le Massacre des Innocents, des saints personnages debout, un buste nimbé, les Noces de Cana, la Résurrection d […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 1 page… Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« ANTINOÉ » est également traité dans :

MÉMOIRES D'HADRIEN, livre de Marguerite Yourcenar

Écrit par :  Florence BRAUNSTEIN

Dans le chapitre "Autoportrait d'un empereur romain"  : …  passion se forge au cours de divers voyages en Afrique, qui les mèneront sur la route d'Alexandrie. *Naît le projet d'une ville en Égypte qui porterait le nom de l'être aimé : Antinoë. Enfin, le dernier chapitre, Disciplina Augusta, « Discipline Auguste », mentionne les ultimes mesures disciplinaires qui interviennent dans l'Empire, mesures… Lire la suite
MOMIES, Égypte

Écrit par :  Françoise DUNANDRoger LICHTENBERG

Dans le chapitre "La découverte des momies"  : …  un matériel humain très important, sans doute en raison des pillages constants depuis l'Antiquité. *En revanche, des fouilles de nécropoles tardives comme celle d'Antinoë ont livré de nombreuses momies aujourd'hui dispersées dans divers musées. Depuis le début des années 1980, les fouilles de nécropoles se poursuivent. Dans la région thébaine, une… Lire la suite

Retour en haut

Média

Média de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Masque-plastron funéraire de femme

Retour en haut

Voir aussi

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2011, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média