Au début de l'année 2010, le parti au pouvoir, l'United Progressive Party, doit faire face à la colère de milliers de détenteurs de certificats de dépôt émis par la Stanford International Bank, qui ont perdu de l'argent lors de la faillite de cette banque. Rassemblés en groupe de soutien aux victimes, ils mènent une campagne pour convaincre les touristes d'annuler leur séjour dans le pays tant que l'État ne les aura pas indemnisés. Celui-ci a déjà saisi les biens de certaines entreprises appartenant au fondateur de la banque, Robert Allen Stanford, qui, installé au Texas, est également traduit devant la justice américaine pour fraude financière.
En juin, Antigua-et-Barbuda signe un accord de crédit stand-by avec le F.M.I. pour un montant de 117,8 millions de dollars, remboursable sur trois ans, afin de soutenir les efforts déployés pour restaurer la viabilité des finances et de la dette publiques. La croissance économique du pays a en effet fortement reculé en 2009 dans le contexte de la crise mondiale.
Au côté des autres pays membres de l'Organisation des États des Caraïbes orientales, subdivision régionale de la Communauté des Caraïbes (ou Caricom), Antigua-et-Barbuda signe, en juin, un traité d'union économique renforçant celui qui est déjà en vigueur au sein de la Caricom.
David RENWICK
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