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ANTIGÈNES

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1.  Structure moléculaire et classification chimique des antigènes

En règle générale, les antigènes sont des macromolécules, mais toute macromolécule n'est pas obligatoirement immunogène. L'immunogénicité d'une macromolécule est d'autant plus élevée que sa taille est plus importante. Exceptionnellement, un certain nombre de molécules de faible taille moléculaire (masse moléculaire inférieure à 2 500 daltons) sont immunogènes en présence d'adjuvants, mais la réponse humorale ou cellulaire observée est généralement faible par comparaison à celle que l'on obtient avec les macromolécules.

Les antigènes macromoléculaires peuvent être classés en trois catégories : naturels, artificiels et synthétiques (tabl. 1).

  Antigènes naturels

Les antigènes naturels englobent les trois types de macromolécules biologiques d'origines animale, végétale et microbienne : les polyosides, les protéines (y compris les polypeptides de 2 000 à 5 000 daltons) et les acides nucléiques. Leur immunogénicité dépend de l'espèce animale qui reçoit l'antigène, des caractéristiques physiques et chimiques propres à chaque molécule, du degré de dissimilarité structurale entre ces antigènes et ceux de l'hôte (problème de la tolérance) et de nombreux facteurs contingents.

Polyosides

Les polyosides (polysaccharides dans la terminologie anglo-saxonne) sont des polymères à structure ordonnée, constitués par des motifs monomériques et donc des épitopes identiques se répétant à des intervalles réguliers le long de la macromolécule. Les motifs constitutifs y sont des oses ou des osides (ou des dérivés de ces molécules). Les polyosides, dont la masse moléculaire peut atteindre parfois plusieurs dizaines de millions de daltons (dextranes, lévanes, etc.), peuvent être linéaires, ramifiés ou arborescents. Ils peuvent également être des constituants de molécules complexes par association à des protéines (glycoprotéines), à des peptides (glycopeptides) ou à des lipides (lipopolyosides).

Les polyosides sont des constituants u […]

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Dans le chapitre " Les allergènes"  : …  Selon* les réactions induites, on dénomme antigènes ou allergènes les substances capables de provoquer une réponse immunologique dont le support biochimique est formé par des facteurs spécifiques appelés anticorps. La propriété antigénique est liée à la nature physico-chimique de la molécule et de certains de ses… Lire la suite
ANTICORPS MONOCLONAUX

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…  comme étrangères, qu'elles soient des associations de molécules ou des molécules, sont appelées *antigènes. L'anticorps identifiera l'antigène grâce à la complémentarité entre une partie de l'anticorps et une partie de l'antigène, l'épitope. Chaque anticorps est synthétisé par une population cellulaire issue d'un seul… Lire la suite
BOIVIN ANDRÉ (1895-1949)

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CANCER - Cancer et immunité

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EHRLICH PAUL (1854-1915)

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ÉLEVAGE

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FOIE

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Dans le chapitre "Modalités évolutives des hépatites virales"  : …  fréquemment observée est une élévation des transaminases ; dans les cas dus au virus B, l'*antigène HBss est généralement retrouvé dans le sérum ; la lésion histologique essentielle est une infiltration inflammatoire à cellules mononucléées prédominant autour des espaces portes ; mais il n'y a pas de fibrose, et les lésions de… Lire la suite
GLUCIDES

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GREFFES

Écrit par :  Jean PAUPE

Dans le chapitre " Le mécanisme du rejet"  : …  Tout *phénomène immunologique implique une stimulation antigénique. On parlera d'histocompatibilité lorsque les constituants antigéniques du donneur et du receveur seront tels que ce dernier ne pourra pas se sensibiliser contre le greffon, et d'histo-incompatibilité lorsque la sensibilisation se produit. Les antigènes responsables de ce phénomène… Lire la suite
HÉMAGGLUTINATION

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HÉMATOLOGIE

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HISTOCOMPATIBILITÉ

Écrit par :  Jean DAUSSETDavid GRAUSZ

Dans le chapitre "Classe I"  : …  ), présentes à la surface de la quasi-totalité des cellules nucléées, protéines que l'on nomme *antigènes de transplantation pour indiquer le rôle qu'elles détiennent dans le rejet des greffes. Les protéines produites par les loci E, F, G et H sont semblables, mais elles sont moins polymorphes, ne sont pas ubiquitaires et n'apparaissent qu'à la… Lire la suite
HISTOLOGIE

Écrit par :  Élodie BOUCHERONDominique CHRIQUIAnne GUIVARC'HJacques POIRIER

Dans le chapitre "L'innovation méthodologique"  : …  des molécules protéiques. Elles ont pour but commun la visualisation sur coupes histologiques de *sites antigéniques ayant réagi avec des anticorps mis au contact de la coupe. Les techniques d'immunofluorescence consistent à coupler à l'anticorps choisi un produit fluorescent qui permettra de localiser le site de la réaction antigène-anticorps en… Lire la suite
IMMUNITÉ, biologie

Écrit par :  Joseph ALOUFMichel FOUGEREAUDominique KAISERLIAN-NICOLASJean-Pierre REVILLARD

Dans le chapitre " Immunoglobulines"  : …  type B) qui les produisent. La spécificité de la reconnaissance, posée en termes rigides (à chaque *antigène son anticorps), conduit à une difficulté majeure : pour reconnaître spécifiquement tous les antigènes potentiels, cela implique que le système immunitaire puisse produire un nombre astronomique d'anticorps différents. Or les 1020 … Lire la suite
IMMUNOCHIMIE - Réaction antigène-anticorps

Écrit par :  Joseph ALOUF

La réaction* Ag-Ac est un processus bi- ou multimoléculaire à modalités variées se traduisant, en fonction des caractéristiques structurales des molécules réagissantes et du milieu réactionnel, par des phénomènes physicochimiques et biologiques macroscopiques d'une grande diversité. La réaction peut être… Lire la suite
IMMUNOCHIMIE - Immunocytologie

Écrit par :  Stratis AVRAMEAS

Dans le chapitre "Contrôle de la spécificité du marquage"  : …  immunologique et une coloration non spécifique : – l 'anticorps marqué est absorbé avec son *antigène homologue ; dans ce cas, aucun marquage spécifique ne doit subsister sur les tissus ; – la préparation cellulaire est traitée avec l'anticorps spécifique non marqué, puis avec l'anticorps marqué : ceci doit réduire notablement la coloration… Lire la suite
IMMUNOLOGIE

Écrit par :  Joseph ALOUFPierre GRABAR

Dans le chapitre "L'immunologie moléculaire"  : …  Pour expliquer la spécificité de cette fixation, il l'a comparée à l'adaptation d'une clef* (antigène) à la serrure (anticorps), et il a admis qu'il s'agirait d'une réaction chimique. L'existence de récepteurs membranaires pour les antigènes devait être démontrée ultérieurement. L. Landois, qui étudiait les transfusions sanguines, a… Lire la suite
IMMUNOPATHIES

Écrit par :  Jean-François BACHJean-Claude BROUETClaude GRISCELLIPierre VERROUSTGuy-André VOISIN

Dans le chapitre "Syndromes pathologiques dus aux complexes immuns"  : …  d'anticorps. Un complexe immun (CI) est ainsi formé chaque fois qu'il y a liaison entre un *antigène et l'anticorps correspondant. Il s'agit donc d'un phénomène habituel lors de la réponse immunitaire, généralement bénéfique pour l'hôte, puisqu'il induit la neutralisation ou l'élimination de l'antigène, un agent infectieux par exemple… Lire la suite
JERNE NIELS KAJ (1911-1994)

Écrit par :  Joseph ALOUF

…  des anticorps (immunoglobulines). En effet, chaque individu peut être confronté à des millions *d'antigènes (de l'ordre de 107-108) possibles et, de ce fait, il possède la capacité de synthétiser le nombre quasi astronomique équivalent d'anticorps spécifiques. On conçoit immédiatement que, contrairement à toutes les autres… Lire la suite
LANDSTEINER KARL (1868-1943)

Écrit par :  Paul SPEISER

Dans le chapitre "Sérologie générale"  : …  Landsteiner introduit la notion d'haptène : partie de *l'antigène qui s'unit avec l'anticorps sans provoquer une immunisation. Il démontre, d'une part, que des substances organiques ayant une structure chimique simple conduisent à une production d'anticorps spécifiques et, d'autre part, que les hémoglobines de divers animaux… Lire la suite
MACROPHAGES

Écrit par :  Laurent DEGOS

… *Les macrophages sont de grandes cellules situées en sentinelle dans des « postes » toujours proches de l'extérieur du corps afin de capter et d'intercepter toute particule étrangère. Ils représentent donc des éclaireurs à l'affût, prêts à intercepter tout ennemi. Ils dérivent de la même cellule souche que les polynucléaires (lignée myéloïde… Lire la suite
MÉNINGOCOQUE

Écrit par :  Jacques BEJOT

… *Bactérie pathogène pour l'homme, responsable de la méningite cérébro-spinale, le méningocoque, Neisseria meningitidis, découvert par Weichselbaum en 1887, est un diplocoque ayant l'aspect de deux grains de café opposés par leur face plane (aspect voisin du gonocoque, dont il est un proche parent). Le caractère Gram négatif est essentiel… Lire la suite
MICROSCOPIE

Écrit par :  Christian COLLIEXJean DAVOUSTÉtienne DELAINPierre FLEURYGeorges NOMARSKIFrank SALVANJean-Paul THIÉRY

Dans le chapitre "Microscopie par fluorescence"  : …  un anticorps avec un fluorochrome et traiter avec cet anticorps une préparation qui contient l'*antigène protéique correspondant ; dans ce cas, il se forme un complexe antigène-anticorps marqué. L'examen de la préparation au microscope à fluorescence permet de localiser l'anticorps marqué avec un fluorochrome, donc l'antigène correspondant qui… Lire la suite
MYCOBACTÉRIES

Écrit par :  Carlo COCITOGabriel GACHELIN Universalis

Dans le chapitre " Actionsur le système immunitaire de l'hôte"  : …  *Certains composants du cytoplasme et de la paroi des mycobactéries ont des propriétés antigéniques : injectés à un animal de laboratoire, ils y induisent la synthèse d'anticorps spécifiques. Certains autres composants agissent en tant qu'immunomodulateurs : ils modifient de façon non spécifique (en la stimulant ou en la déprimant) la réponse… Lire la suite
OUDIN JACQUES (1908-1985)

Écrit par :  Joseph ALOUF

… l'Académie des sciences, que Jacques Oudin décrivit la méthode d'immunodiffusion des solutions *d'antigènes et d'anticorps en milieu gélifié, qu'il avait mise au point. Cette technique devait se révéler comme un outil analytique qualitatif et quantitatif d'un intérêt considérable destiné à révolutionner non seulement l'immunologie mais… Lire la suite
PEAU

Écrit par :  Louis DUBERTRET

Dans le chapitre "Une barrière immunologique"  : …  dans la partie haute de l'épiderme et envoie de longs prolongements jusque sous la couche cornée. *C'est la cellule la plus efficace dans l'organisme humain pour capter et présenter un antigène (c'est-à-dire une substance étrangère à l'organisme). La cellule de Langerhans est capable de fixer cet antigène, puis de quitter l'épiderme, de pénétrer… Lire la suite
RADIO-IMMUNOLOGIE

Écrit par :  Claude LÉVY

Dans le chapitre "Les bases"  : …  125. C'est une technique bien maîtrisée et appliquée ici dans son principe de dilution isotopique. *La réaction immunologique de base (antigène-anticorps) est souvent utilisée comme moyen de diagnostic, soit in vivo (on obtient alors un phénomène clinique local : cuti-réaction, intradermo-réaction, tests d'allergie, etc.), soit inLire la suite
RÉACTIONS CROISÉES, immunologie

Écrit par :  Jacques BEJOT

… *Réactions immunologiques positives entre les antigènes A et les anticorps anti-B, et inversement entre les antigènes B et anticorps anti-A de deux complexes antigéniques A et B. De telles réactions ne sont pas exceptionnelles, malgré la spécificité de l'union antigène-anticorps. Les premières réactions croisées observées concernent des bactéries d'… Lire la suite
RÉPONSE IMMUNITAIRE

Écrit par :  Laurent DEGOS

… *Les défenses immunologiques ont pour objectif de rejeter spécifiquement tout élément étranger à l'organisme. À cet effet, il faut capter l'information, reconnaître ce qui est propre à l'étranger, transmettre cette information aux agents défensifs en activant des effecteurs spécifiques qui vont détruire les particules étrangères. Toutes ces étapes… Lire la suite
SANG - Composition et propriétés

Écrit par :  Alain COSSONJacques ROUFFY

Dans le chapitre "Réactions de défense de l'organisme"  : …  en transfusion sanguine (voir cet article) ; les leucocytes et les plaquettes sont porteurs des *antigènes tissulaires d'histocompatibilité, essentiels dans la tolérance des homogreffes ; les groupes sériques des immunoglobulines, de l'haptoglobine, de la transferrine, par exemple, viennent encore compléter cette définition de l'individu (cf. … Lire la suite
SANG - Identité et hérédité

Écrit par :  Jacques RUFFIÉJean-Pierre SOULIER

Dans le chapitre " Méthodes"  : …  anticorps anti-X agglutine spécifiquement les hématies d'un sujet ; ses hématies contiennent donc l'*antigène X ; ce sujet est X + . S'il n'y a pas d'agglutination, X est absent des hématies considérées ; le sujet est X —. L'agglutination tient au fait que la molécule d'anticorps est capable de se fixer, par ses deux extrémités, à deux « motifs »… Lire la suite
SOI ET NON-SOI, immunologie

Écrit par :  Pierre SONIGO

Dans le chapitre "Naissance des anticorps"  : …  théorie de la sélection naturelle de la formation des anticorps, proposée par Niels Jerne en 1955,* les anticorps préexistaient à l'inoculation de la substance étrangère, appelée antigène. Mais, en l'absence d'antigène, ils étaient présents en faible quantité. L'antigène induirait non pas la formation des anticorps, mais seulement l'augmentation… Lire la suite
STREPTOCOQUES

Écrit par :  Joseph ALOUF

Dans le chapitre "Antigènes polyosidiques de groupe (classification de Lancefield)"  : …  Actuellement,* la classification la plus utilisée reste en partie fondée sur la présence ou l'absence des dix-neuf marqueurs antigéniques classiques distincts (groupes A, B, C, D, E, F, G, H, K, L, M, N, O, P, R, S, T et U et V liés à la présence du polyoside C pariétal, excepté pour les groupes D et N dont les antigènes spécifiques de groupe sont… Lire la suite
TOXINES

Écrit par :  Joseph ALOUFMichel BARBIER

Dans le chapitre "Autres catégories"  : …  de structure sont localisés sur le plasmide pX 01. Ces trois protéines appelées respectivement : *antigène protecteur (82 684 Da, symbole PA pour protective antigen), codé par le gène lef ; facteur œdématogène (89 840 Da, symbole EF pour edema factor) codé par le gène cya ; facteur létal (90 237 Da, symbole LF pour lethalLire la suite
VIROLOGIE

Écrit par :  Sophie ALAINMichel BARMEFrançois DENISLéon HIRTH

Dans le chapitre "Identification sérologique"  : …  par une réaction sérologique (cf. infra). On notera qu'elle se pratique sous la forme* « antigène inconnu-anticorps connu », c'est-à-dire que la suspension virale à identifier sera mise en présence d'un sérum spécifique, parfaitement connu pour contenir les anticorps correspondant à une espèce virale unique ou même à l'un des types d'… Lire la suite

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Médias

Médias de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Nature et classification chimique Paul Ehrlich Nature et classification chimique Antigènes TI et TD dans la réponse immunitaire humorale Immunogènes synthétiques Antigènes TI et TD dans la réponse immunitaire humorale Hétérogénéité des anticorps spécifiques

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