3. Diversité
Du point de vue biologique, voici certaines indications concernant la répartition des gamétanges sur les gamétophytes et les nombres et types de gamètes qu'ils élaborent.
Chez certaines Bryophytes et les Ptéridophytes isosporées, archégones et anthéridies sont portés par un même gamétophyte, que l'on qualifie donc de bisexué ou d'hermaphrodite. Au contraire, les gamétophytes des Ptéridophytes hétérosporées (sélaginelle) et ceux de toutes les plantes ovulées sont unisexués. Dans ce dernier cas, les cellules gamétophytiques purement végétatives sont réduites à un petit nombre et peuvent même manquer dans les tubes polliniques. Le nombre des gamètes par gamétange est, dans tous les cas, fixé à l'unité pour le sexe femelle ; tandis que, dans le sexe mâle, il subit, au cours de la phylogenèse, une réduction progressive qui ne le fait cependant jamais descendre au-dessous de deux.
Chez les Bryophytes, Ptéridophytes et Préspermaphytes, les spermatozoïdes sont, comme ceux des Algues vertes, pourvus de fouets qui leur permettent d'atteindre les archégones en nageant (zoïdogamie). Au contraire, chez les Spermaphytes, les gamètes mâles, encore appelés spermatozoïdes malgré l'absence de fouets locomoteurs, sont conduits jusqu'aux archégones par les tubes polliniques (siphonogamie).
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