À l'extrême sud de Madagascar s'étend la région aride de l'Androy, le « pays des ronces », dont les habitants sont les Antandroy. Au xvie siècle, l'ouest du pays était peuplé par les Karimbola et l'est par les Mahandrovato. Ces populations furent soumises et réunies par les chefs zafimanara venus de la région de Fort-Dauphin. Mais cette unité fut rompue au xviiie siècle par l'invasion des peuples voisins (Sakalava, Bara, Antanosi) qui submergèrent et ruinèrent le royaume zafimanara.
Les populations antandroy ne retrouvèrent jamais leur unité et restèrent divisées en une multitude de tribus, unies parfois en confédérations guerrières. La guerre, les vols de bœufs et de femmes constituaient leurs principales activités jusqu'à la pénétration française au début du xxe siècle.
Très sec, le pays est difficilement cultivable et la population vit surtout de l'élevage extensif d'ovins et de bovins. Jusqu'en 1928, le cactus ou raiketa procurait l'unique aliment du bétail et, en période de famine, un complément de nourriture pour l'homme, mais après l'introduction de la cochenille dans l'île, tous les raiketas étaient détruits, apportant des modifications importantes dans la vie et le paysage des Antandroy. Ceux-ci combinent ces activités avec une grande mobilité hors de la région. Les Antandroy fournissent une main-d'œuvre abondante dans les grands centres urbains de Madagascar.
Une activité de pêche s'est développée sur les côtes. L'agriculture s'est tournée vers le riz, le millet et le maïs.
Alfred FIERRO
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