5. Myzostomides
Ce sont des vers marins de très petite taille (0,5 à 12 mm) parasites ou commensaux d'Échinodermes.
Leur corps, de forme circulaire, est aplati dorsoventralement ; la métamérie est marquée par cinq paires de parapodes munis de soies.
La bouche est pourvue d'une trompe protractile inerme. Le tube digestif est surtout remarquable par la présence de cæcums ramifiés au nombre de deux à cinq paires. La partie postérieure de ce tube digestif se termine par un cloaque où débouchent aussi les néphridies.
Le système nerveux se compose essentiellement d'une chaîne ventrale réunie par un collier périœsophagien aux ganglions cérébroïdes peu développés.
Le cœlome, entièrement intégré à l'appareil génital, ne présente aucune trace de métamérie.
Les Myzostomes sont hermaphrodites, les organes femelles étant dorsaux, les gonades mâles, ventrales.
Les produits mâles élaborés par 2 paires de testicules sont groupés en un spermiophore dans la vésicule séminale.
L'appareil génital femelle se compose d'une ou deux paires d'ovaires ramifiés qui se réunissent en une cavité centrale (improprement appelée utérus), prolongée postérieurement par un oviducte, qui débouche un peu en arrière du cloaque, ou dans celui-ci.
Les organes mâles se développent toujours les premiers (protérandrie). Après le développement des organes femelles, il y a une phase hermaphrodite souvent suivie, par dégénérescence des testicules, par une phase femelle.
La fécondation est interne. Un individu dépose sur la peau d'un partenaire un spermiophore dont les produits pénètrent bientôt dans le corps du récepteur et en féconde les ovules. Les œufs fécondés sont évacués par l'oviducte dans l'eau de mer.
La segmentation du type spiral aboutit à la constitution d'une larve trochophore qui se métamorphose et prend peu à peu les caractères de l'adulte.
Les affinités des Myzostomides avec les Annélides sont affirmées par le développement larvaire et la structure des soies. L'organisation de l'appareil génital, la biologie sexuelle les en éloignent et justifient sans doute qu'on en fasse une classe à part, très voisine des Annélides.
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