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ANGOLA Actualité (2010)

L'Angola accueille au début de l'année 2010 la Coupe d'Afrique des nations de football, pour laquelle l'État a fait construire quatre nouveaux stades dans les villes de Luanda, Benguela, Lubango et Cabinda. Reflet des progrès économiques que l'Angola a enregistrés depuis la fin de la guerre civile en 2002, ces travaux publics sont également destinés à attirer de nouveaux investisseurs dans le pays.

Toutefois, deux jours avant le début des matchs, des rebelles de la province de Cabinda – une enclave séparée par la République démocratique du Congo du nord du pays – ouvrent le feu sur le bus qui transporte l'équipe togolaise à travers cette enclave, tuant deux officiels togolais ainsi que le conducteur angolais et blessant plusieurs joueurs. Le gouvernement togolais oblige ces derniers à déclarer forfait pour la compétition. Le Front de libération de l'enclave du Cabinda (F.L.E.C.), mouvement séparatiste né dans les années 1960, dont certaines factions avaient signé en 2006 un accord de paix avec le gouvernement de Luanda, revendique l'attentat. En juillet, les chefs du F.L.E.C.-F.A.C. (Forces armées de Cabinda), exilés à Paris, réitèrent leur rejet de l'accord de paix et appellent leurs partisans à poursuivre la lutte. Cette enclave, où le gouvernement maintient une forte présence militaire, concentre l'essentiel de la production de pétrole du pays – deuxième producteur africain après le Nigeria – et possède de vastes réserves d'or, de diamants, d'uranium et de bois.

Le 21 janvier, les députés adoptent par 186 voix sur 220 une nouvelle Constitution, qui met en place un régime semi-parlementaire semblable à celui de l'Afrique du Sud. Le texte prévoit que la tête de liste du parti vainqueur aux élections devienne le président de la République, sans recourir au suffrage universel direct. La principale formation d'opposition, l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (U.N.I.T.A.), qui a boycotté ce vote, accuse le parti au pouvoir, le Mouvement populaire pour la libération de l'Angola (M.P.L.A.), de vouloir mettre fin à la démocratie. Bien que la nouvelle Constitution limite la fonction présidentielle à deux mandats de cinq ans, elle n'a pas d'effet rétroactif, permettant ainsi à l'actuel chef de l'État, José Eduardo Dos Santos – au pouvoir depuis 1979 –, de rester encore dix ans à la tête du pays. En février, il nomme Fernando Dias Dos Santos, ex-président de l'Assemblée nationale et ancien Premier ministre, au poste de vice-président.

LaRay DENZER

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