3. Relations internationales
Le 31 mai 1991, un accord de paix est solennellement signé à Lisbonne, entre le président Dos Santos et le chef de l'U.N.I.T.A. Jonas Savimbi, en présence de James Baker, secrétaire d'État américain, d'Alexandre Bessmertnykh, ministre soviétique des Affaires étrangères, de Javier Pérez de Cuéllar, secrétaire général des Nations unies, et de Yoweri Museveni, président de l'O.U.A. L'accord prévoit l'instauration d'un cessez-le-feu, la fusion des troupes belligérantes en une seule armée nationale et l'organisation d'élections pluralistes.
Le 19 mai 1993, le président américain Bill Clinton annonce la reconnaissance par les États-Unis du gouvernement angolais dirigé par le M.P.L.A. Les Américains avaient toujours soutenu l'U.N.I.T.A.
Le 21 mai, les négociations engagées depuis le 12 avril, à Abidjan (Côte d'Ivoire), sous l'égide de l'O.N.U., échouent. L'U.N.I.T.A. refuse de rétrocéder les positions acquises depuis la reprise des combats en octobre 1992.
Le 15 septembre, les Nations unies décident l'embargo sur le pétrole et sur les armes contre l'U.N.I.T.A.
Le 8 février 1995, l'O.N.U. décide d'engager la troisième phase de sa Mission en Angola (Unavem III). Forte de sept mille casques bleus, celle-ci est chargée de faire appliquer l'accord de paix signé en novembre 1994 et, notamment, d'organiser des élections législatives en 1996. Créée en 1988, l'Unavem avait quitté le pays en 1992, en raison de la guerre civile.
En 1997, la contribution de Luanda à la chute des régimes de Mobutu Sese Seko au Zaïre et de Pascal Lissouba au Congo renforce le pouvoir du président Dos Santos face à la rébellion de l'U.N.I.T.A. et consolide la stature régionale de l'Angola.
Le 30 juin 1998, le président français Jacques Chirac achève sa tournée africaine en Angola, où il réaffirme la volonté de la France de développer avec l'Afrique un nouveau partenariat fondé sur la confiance.
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