5. Le renouveau
• Elgar et son temps
C'est, curieusement, une figure solitaire qui va imposer son nom comme le tout premier de la génération nouvelle. Né et fixé à Worcester, de ce fait éloigné des institutions londoniennes, Edward Elgar (1857-1934) est un autodidacte. C'est à l'âge de quarante-deux ans que ses Variations on an Original Theme (« Enigma Variations », 1899) le révèlent comme un maître de la musique instrumentale ; elles sont suivies d'un concerto pour violon, de deux symphonies, d'une étude symphonique, Falstaff, d'un concerto pour violoncelle. Sa musique vocale, riche de plusieurs belles partitions, offre avec The Dream of Gerontius (1900) l'un des grands oratorios sacrés de l'école anglaise.
Le début du xxe siècle voit apparaître auprès d'Elgar quelques estimables compositeurs issus du Royal College of Music, fondé en 1882, mais c'est un autre homme seul, Frederick Delius (1862-1934), qui en Grande-Bretagne est jugé presque comme l'égal d'Elgar (alors qu'en France, où il avait pourtant choisi de vivre, il demeure quasi inconnu).
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