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HLINKA ANDREJ (1864-1938)

Prêtre catholique et homme politique slovaque né le 27 septembre 1864 à Stará Černová (Empire Autriche-Hongrie, auj. Slovaquie), mort le 16 août 1938 à Ružomberok (Tchécoslovaquie, auj. Slovaquie).

Andrej Hlinka, nommé curé de la petite ville industrielle de Ružomberok en 1905, y soutient activement les candidats nationalistes slovaques lors des élections de 1906 au Parlement hongrois. Son patriotisme l'oppose à la fois à la politique de magyarisation des autorités et à sa propre hiérarchie. Jugé en novembre pour avoir incité les Slovaques à se montrer déloyaux envers la Hongrie, il est condamné à deux ans d'emprisonnement. Il voit sa peine allongée d'un an et demi en mai 1907 en raison du caractère incendiaire de son discours d'au revoir à ses fidèles.

En 1913, il fonde le Parti du peuple slovaque. Le 24 mai 1918, lorsque le Parti national slovaque prend position contre la Hongrie, Hlinka, alors dirigeant du Parti populaire chrétien slovaque, accueille chaleureusement l'union avec les Tchèques. L'année suivante, il éprouve cependant des remords sur l'union et rédige une note à la conférence de la paix de Paris demandant l'organisation d'un plébiscite en Slovaquie. En août 1922, le parti de l'abbé Hlinka s'oppose au gouvernement de Prague, reprochant aux Tchèques de priver les Slovaques de leur autonomie. Aux élections de l'année suivante, il devient le premier parti de Slovaquie. Les réformes administratives qui sont mises en œuvre par la suite améliorent les relations. Hlinka autorise l'idéologue du parti, Jozef Tiso, à accepter le poste de ministre de la Santé et des Sports que lui propose le gouvernement tchécoslovaque en janvier 1927. Le Parti de Hlinka revient cependant dans l'opposition en 1929 lorsque ce dernier refuse de répudier un de ses fidèles, Béla Tuka, accusé de trahison au profit de la Hongrie. Les années 1930 voient le parti du peuple slovaque s'associer aux autonomistes sudètes et hongrois qui s'opposent au gouvernement tchécoslovaque. Patriote convaincu, il ne prend pas garde que les Allemands et les Hongrois, qui cherchent à dépecer la Tchécoslovaquie et se préoccupent peu du sort des Slovaques, exploitent son hostilité désormais fanatique aux Tchèques. À sa mort, en 1938, deux mois avant les accords de Munich qui inaugurent le découpage de la Tchécoslovaquie, Jozef Tiso devient le chef du mouvement autonomiste slovaque.

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Écrit par :  Marie-Elizabeth DUCREUXMichel LARANJacques RUPNIK

Dans le chapitre "La Ire République et ses problèmes (1920-1938)"  : …  unification qui lui apportait certains avantages. Mais le Parti populaire, nationaliste, de l'abbé *Andrej Hlinka sut utiliser tous les facteurs de mécontentement, la situation difficile des paysans, la peur du communisme, l'antisémitisme, l'aversion des catholiques pour les tendances laïques ou protestantes des dirigeants (cérémonie solennelle à… Lire la suite

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