Né le 17 mai 1896 à Paris, licencié en droit, André Sauger avait tout d'abord fait carrière dans les secrétariats particuliers d'hommes politiques de la IIIe République : Léon Bourgeois et Gaston Doumergue, avant d'opter pour le journalisme à La République puis à L'Œuvre et, peu avant la guerre, au Canard enchaîné. Sous l'occupation, il appartient à la Résistance et, à la Libération, devient chef du service politique de Franc-Tireur, puis rédacteur en chef du quotidien progressiste Libération, tout en poursuivant sa collaboration au Canard enchaîné, dont il devait devenir administrateur en 1955. Il fut vice-président du Syndicat de la presse hebdomadaire parisienne de 1969 à sa mort.
Il était considéré comme le dernier des boulevardiers. Sa haute stature, son élégance fin de siècle, son habitude de ne prendre de vacances qu'à Deauville, où on le rencontrait le soir au casino un œillet à la boutonnière, ses bons mots, son esprit parisien en faisaient le journaliste type comme les romans de Maupassant et des frères Goncourt en ont fixé l'image, habitué du Napolitain et du Palais-Bourbon.
De son passage da […]
