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BERGERON ANDRÉ (1922- )

Syndicaliste français. Né à Suarce (Territoire de Belfort) le 1erjanvier 1922, André Bergeron est le fils d'un cheminot. Après les études au collège d'enseignement technique de Belfort, il devient conducteur typographe — comme Georges Séguy — en avril 1936. Syndiqué, il participe le mois suivant aux grèves qui marquent l'arrivée au pouvoir du Front populaire. Après la guerre, André Bergeron devient secrétaire général du syndicat typographique C.G.T. de Belfort. La même année, en 1946, il est secrétaire du groupe F.O. alors que se prépare la rupture avec la C.G.T.

Chez ce laïc austère, d'origine protestante, l'anticommunisme est dès lors une constante. Secrétaire permanent de l'Union départementale des syndicats Force ouvrière du Territoire de Belfort et secrétaire général de la Fédération Force ouvrière du Livre en 1948, André Bergeron entre à la commission exécutive de sa confédération en 1950 en même temps qu'il est élu délégué régional de la C.G.T.-F.O. Il accède, treize ans plus tard, à la plus haute responsabilité en devenant secrétaire général du syndicat Force ouvrière, à la suite de Robert Bothereau (1901-1985).

De tous les dirigeants syndicaux il est celui qui restera le plus longtemps en place (1963-1989). Son indépendance — bien qu'il soit membre du Parti socialiste — et son ancienneté syndicale font de lui, après l'élection de François Mitterrand, un partenaire peu commode, tant pour le gouvernement que pour les autres syndicats. Il s'oppose toujours à la C.G.T. et aussi à la C.F.D.T., principal concurrent de son organisation. En 1983, Force ouvrière bénéficie de l'appui de l'opposition de droite dans les premières élections au suffrage élargi pour la Sécurité sociale et progresse, obtenant 25  p. 100 des suffrages, talonnant ainsi la C.G.T. et distançant la C.F.D.T. André Bergeron profitait aussi de son image de gestionnaire de l'U.N.E.D.I.C. qu'il a présidée de 1958 à 1992 de façon discontinue.

André Bergeron est l'auteur de plusieurs livres, parmi lesquels : Lettre ouverte à un syndiqué (1975) et Ma Route et mes combats (1976), Je revendique le bon sens (1996), Mémoires (2002).

Christian SAUVAGE

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Autres références

« BERGERON ANDRÉ (1922- ) » est également traité dans :

C.G.T.-F.O. (Confédération générale du travail-Force ouvrière)

Écrit par :  René MOURIAUX Universalis

Dans le chapitre "Deux crises : l'Algérie française, la voie du modernisme"  : …  Le Bourre perdirent leur crédit en participant à l'avènement de la Ve République. André *Bergeron succède à Robert Bothereau en 1963. Le début de son secrétariat est marqué par l'émergence d'un courant moderniste dont les principales figures sont Antoine Laval, de la métallurgie, Maurice Labi, de la chimie, et Robert Cottave. Regroupés… Lire la suite

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