Né sans doute à Alzate, près de Côme — d'où le nom de sa famille —, Alciat était fils d'un riche marchand de Milan, et c'est dans cette ville qu'il fait ses premières études. En 1508, probablement, il va à Pavie pour se former aux disciplines juridiques et, en 1511, il passe à Bologne. Mais l'enseignement du droit lui semble fort mal donné et parfaitement inutile. En 1513, ses Annotationes in tres posteriores Codicis libros témoignent de l'orientation qu'Alciat entend donner à son étude de l'Antiquité romaine, étude juridique, certes, mais éclairée par une large utilisation des sources littéraires et tournée vers les institutions publiques. Alciat s'inscrit dans le courant nouveau des juristes humanistes, en réaction contre les bartolistes, dont l'enseignement s'essouffle. D'abord avocat à Milan (1514-1518), il accepte d'aller enseigner à Avignon (1518-1522). Sa réputation lui vaut d'attirer à ses cours le Bâlois B. Amerbach, à qui Zazius avait conseillé d'aller entendre le jeune professeur ; c'est alors aussi qu'il entre en relation avec Guillaume Budé. Chassé d'Avignon par la peste en 1522, il revient à Milan et, ne trouvant pas d'enseignements dans une université ita […]
