Élu par un Parlement favorable à la délégation de certains des pouvoirs des coprinces (le président de la République française et l'évêque d'Urgel en Espagne), Oscar Ribas Reig devient président du Conseil exécutif (chef du gouvernement) en janvier 1990.
Le 15 mars, le Conseil général approuve à l'unanimité le traité d'union douanière conclu en septembre 1989 avec la C.E.E., premier traité signé par le pays depuis 700 ans. Ce texte, qui entre en vigueur le 1er juillet 1991, exclut l'agriculture mais prévoit la libre circulation des biens industriels ; pour éviter que la coprincipauté ne se transforme en relais pour les exportateurs étrangers, Andorre doit appliquer aux pays tiers les droits de douane de la Communauté.
Le débat politique s'anime depuis qu'en juin 1990 le Conseil général a décidé de doter le pays d'une Constitution.
Sous la pression des conservateurs, qui bloquent son projet progressiste (reconnaissance des droits civils, légalisation des partis et des syndicats), Oscar Ribas Reig doit démissionner en janvier 1992, et le Parlement est dissous. Après une campagne électorale qui voit pour la première fois des partis s'affronter sur les chaînes de télévision nationales créées en janvier 1991, les réformistes menés par Oscar Ribas Reig emportent 17 des 28 sièges du Conseil général.
Le pays se dote d'une Constitution démocratique approuvée par référendum le 14 mars 1993. Andorre devient un véritable État souverain, sous le régime de coprincipauté parlementaire. Les élections, qui ont lieu en décembre, confirment, bien qu'à une majorité relative, le succès de Oscar Ribas Reig et de son Groupement national démocratique. Andorre est admise aux Nations unies en juillet 1993.
La candidature de la principauté d'Andorre au Conseil de l'Europe est acceptée en janvier 1994. Le 25 novembre, le Parlement rejette la question de confiance posée par le gouvernement de Oscar Ribas Reig au sujet de son programme fiscal. Le 7 décembre, Marc Forné Molné, de l'Union libérale, devient Premier ministre.
En 1995, Andorre adhère au Conseil de l'Europe.
En février 1997, la majorité libérale remporte les élections générales. Marc Forné Molné demeure Premier ministre.
En juin 2000, la principauté est inscrite sur la « liste noire » des paradis fiscaux établie par l'O.C.D.E.
Le 12 mai 2003, Joan Enric Vives Sicília succède à Joan Martí Alanís, en poste depuis 1971, aux fonctions d'évêque d'Urgel et de co-prince d'Andorre.
Le 24 avril 2005, le Parti libéral d'Andorre (centre droit), au pouvoir remporte les élections législatives avec 14 sièges sur 28. Il perd toutefois la majorité absolue qu'il détenait au Parlement. Avec 12 élus, le Parti social-démocrate double son nombre de sièges. Le Centre démocrate d'Andorre remporte les 2 sièges restants.
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