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ANATOMIE ARTISTIQUE

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2.  Du réseau égyptien au canon de Polyclète

L'effigie est communément produite chez les Égyptiens dans une intention magique. Beaucoup de leurs images n'étaient pas faites pour la vue ; enfouies dans la nuit du sépulcre, leur mission était de capter et supporter une vie d'au-delà. De l'homme, une forme symbolique est conservée, libérée du temps et, par conséquent, de la représentation organique. Invariablement, la plastique égyptienne met en œuvre des schémas de projection qui permettent de produire, à la manière d'une architecture, des effigies de dieux, d'hommes, d'animaux ou de chimères. L'imagier traçait un réseau de carrés, l'homme érigé se superposant à dix-huit empilements dans les dispositifs les plus anciens, à vingt-deux dans les plus récents. Préalablement construit à l'échelle du mur à décorer ou du bloc à sculpter, ce réseau déterminait certains points remarquables du corps et en fixait la forme. Procédure toute conventionnelle qui, durant des siècles, confère à la plastique égyptienne son étonnante permanence stylistique. Un papyrus fameux de Berlin atteste la tranquille assurance avec laquelle les artistes mettaient en œuvre cette codification. Il s'agit d'une épure pour un sphinx accroupi qui retenait dans ses pattes antérieures une petite figure érigée. Le projet est présenté en vue frontale, en profil et en plan au sol. Le contour de la déesse est inscrit dans un réseau de vingt-deux mailles verticales, construits à une autre échelle que pour le sphinx. Exemple probant d'une plastique qui se constitue sur un schéma de construction.

Différente, chez les Grecs, est la fonction de l'art ; elle suppose d'autres rêveries et d'autres moyens. À l'âge classique, la statuaire tend à la représentation d'une idéalité esthétique de l'homme pris dans sa spécificité et sa consistance organiques. L'homme est bel et bien incarné, mais dans un monde qui a une structure chiffrée, et dont l'astronomie donne la clé, avec la géométrie. Et la beauté de cet homme, reconnue et […]

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PROPORTION

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Dans le chapitre "Normes idéales et normes statistiques de proportion"  : …  L'explication métrique du* corps a sa source littéraire dans le livre III de Vitruve (De architectura) ; il y énonce, avec la division arithmétique de l'organisme, la proportion de chaque membre avec le tout, et préconise la composition analogique des édifices : « Jamais un bâtiment ne pourra être bien ordonné [...] si toutes les parties ne… Lire la suite
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SMITH KIKI (1954- )

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… à New York. Le travail de sculpture qu'elle entreprend alors ressemble très peu à celui de son père.* Alors que celui-ci privilégie l'abstraction, elle s'engage dans l'étude de l'anatomie humaine et du monde naturel. Dans les années 1980, la jeune artiste explore ainsi souvent des parties du corps – main, appareil digestif, bassin, foie – et, avec… Lire la suite
STUBBS GEORGE (1724-1806)

Écrit par :  Pierre GEORGEL

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Écrit par :  Pierre VAISSE

Dans le chapitre "Les prémices"  : …  *Les proportions du corps humains étaient depuis longtemps l'objet de recherches en Italie. Dans un projet de dédicace du Traité à son ami l'humaniste Willibald Pirckheimer, Dürer rapporte que son attention fut attirée sur ce problème par le Vénitien Jacopo de' Barbari, qu'il avait peut-être rencontré à Venise en 1494 et qu'il fréquenta… Lire la suite
VÉSALE ANDRÉ (1514-1564)

Écrit par :  Jacqueline BROSSOLET

…  du maître en rappelant que celui-ci n'avait disséqué que des animaux (singes, en particulier). *Vésale décrit le corps humain tel qu'il l'a étudié au cours de ses nombreuses dissections et il illustre son récit par d'admirables planches anatomiques, gravées soit sur cuivre soit sur bois. Bien que présenté par Vésale, dans la préface, comme l'… Lire la suite

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Médias

Médias de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Peinture du tombeau de Nebamon à Thèbes Laocoon Proportions du corps humain Viscères abdominaux sous-pariétaux de l'homme Musculature humaine (côté ventral) Planche de la Fabrica Écorché, J.-A. Houdon Mars et Vénus, A. Carrache

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Voir aussi

ART ÉGYPTIEN    ART GREC    CANON esthétique    LE BEAU

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