Notion sur laquelle la plus grande partie du mouvement sportif s'est fondée et qui constitue un héritage de la conception éducative des collèges anglo-saxons en matière d'exercices physiques et de jeux. Dans les milieux populaires, on admettait sinon la rétribution des sportifs, du moins des récompenses en espèces.
Le premier règlement définissant l'amateurisme date de 1886 ; il est marqué d'un esprit de ségrégation sociale assez net : « Est amateur, précise-t-il, tout gentleman qui n'a jamais pris part à un concours public ouvert à tout venant ou pour de l'argent provenant des admissions sur le terrain ou autrement, ou qui n'a jamais été, à aucune période de sa vie, professeur ou moniteur d'exercices de ce genre comme moyen d'existence, qui n'est ni ouvrier, ni artisan, ni journalier. » Lorsque, vers la même époque, le baron Pierre de Coubertin voulut restaurer les jeux Olympiques, il se trouva dans l'obligation, pour obtenir l'adhésion des pays anglo-saxons où le sport moderne était né, de reprendre ce principe, qui demeura longtemps une des bases de l'olympisme.
Depuis lors, en ce qui concerne les athlètes d'élite, l'amateurisme intégral des origines a vécu. Des g […]
