Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

ALTRUISME

Page précédente Page suivante

2.  Autrui

Autrui, est-ce une entrave à la raison théorique, unificatrice par essence ? Platon remarquait déjà que l'absolument autre est impensable, que donc tout le divers avait à trouver son identité sous la règle de la raison, enchaînante en partie, mais surtout libératrice vers un sens. Hegel, attentif à cet autre mode de diversité qu'est l'histoire, tente de lui trouver une intelligibilité. Aujourd'hui, c'est la cruauté même de cette histoire, à laquelle ont éveillé des mouvements philosophiques tels que l'école de Francfort, mais aussi une conscience générale face à l'événement, qu'il s'appelle génocide, totalitarisme, racisme, exploitation, bref la violence interhumaine, qui met en question la capacité de cette raison. Autrui, « un homme en trop » (Claude Lefort), vient en quelque sorte alourdir la diaphane dialectique platonicienne. Dès lors, ne convient-il pas de réexaminer ce « respect », cheville de l'édifice kantien, ce magnifique équilibre entre une raison qui se sait limitée dans sa visée d'intelligibilité totale, mais seule apte, comme raison pratique, à assurer la paix entre les hommes ? 

 […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 5 pages…Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« ALTRUISME » est également traité dans :

ALTÉRITÉ, philosophie

Écrit par :  Sylvie COURTINE-DENAMY

Dans le chapitre "Levinas : l'Autre comme visage"  : …  du Moi l'identifie à la moralité. L'éthique est ainsi placée au rang de philosophie première. *Contrairement à Husserl chez lequel c'est l'ego qui donne sens à autrui, chez Levinas « autrui a un sens avant qu'on le lui donne ». Autrui apparaît comme « épiphanie », « visage » qui ne saurait se réduire à l'agencement de traits… Lire la suite
AMOUR

Écrit par :  Georges BRUNELBaldine SAINT GIRONS

…  issue des profondeurs du psychisme. Mais il est vrai qu'entre une simple exigence du sujet et l'*altruisme total prôné par Jésus-Christ existe tout l'écart qui sépare l'amour ordonné à soi-même d'une charité aussi active qu'insoucieuse de ses motifs : l'Agapè. « Faites du bien à ceux qui vous haïssent » et « aimez Dieu comme il vous a… Lire la suite
DIALOGUE

Écrit par :  Françoise ARMENGAUDRobert MISRAHI

Dans le chapitre "La logique du dialogue"  : …  interlocuteurs de renoncer au goût narcissique d'imposer sa parole propre ; et, surtout, on leur *demande d'être à l'écoute, dans une attentive et respectueuse ouverture. C'est que l'auditeur est conçu comme ayant la charge précaire de réactualiser pour son compte l'intention de sens de son partenaire, qui en a le monopole. De cette conception… Lire la suite
DIFFÉRENCE, philosophie

Écrit par :  Alfredo GOMEZ-MULLER

Dans le chapitre "Éthique de la différence"  : …  l'étant, telle qu'elle est pensée par Heidegger, mais la différence entre la totalité et l'infini – *l'extériorité, la manifestation de l'Autre comme « visage » (Totalité et infini, 1961). Si l'Être, compris comme pur « il y a » est absurde, l'Autre est « commencement de l'intelligibilité » : chez Lévinas, comme chez Sartre après le… Lire la suite
FEUERBACH LUDWIG (1804-1872)

Écrit par :  Henri ARVON Universalis

Dans le chapitre "Le sensualisme"  : …  l'homme – une unité toutefois qui ne s'appuie que sur la réalité de la différence du je et du tu. » *De plus, l'existence d'autrui est indispensable à toute connaissance. Celle-ci, en effet, pour être reconnue valable, doit prendre pour point de départ l'opposition entre le sujet et l'objet. Mais cette opposition n'est possible que dans la mesure où… Lire la suite
LANGUES ET LANGAGE ORIGINE DES

Écrit par :  Bernard VICTORRI

Dans le chapitre "Les causes de l'émergence du langage"  : …  contraire un problème bien connu en théorie de l'évolution : celui de l'émergence de comportements* altruistes. Un individu qui communique de l'information à ses congénères perd un atout susceptible de l'avantager dans la compétition pour la reproduction de son propre patrimoine génétique. Il n'y a donc aucune raison qu'un tel comportement se… Lire la suite
LÉVINAS EMMANUEL (1905-1995)

Écrit par :  Jean GREISCH

Dans le chapitre "Autrui me regarde : l'épiphanie du visage"  : …  métaphysicien – peut-être le plus grand des métaphysiciens issus de la tradition phénoménologique. *« Autrui me regarde » : cet énoncé forme le cœur secret du livre, développé dans la longue analyse intitulée « Le Visage et l'extériorité ». Ce qui se montre dans l'épiphanie du visage, « signification sans contexte », ce n'est rien d'autre que le… Lire la suite
LIBIDO

Écrit par :  Pierre KAUFMANN

Dans le chapitre "Auto-érotisme et choix d'objet"  : …  organiques émanant de la « zone » génitale. « Elle devient, écrit Freud, pour ainsi dire *altruiste. » À cet altruisme, la libido est l'exigence de donner un objet. Mais quelle est l'intensité de cette exigence, de cet appétit ou « faim » sexuelle ? Un complément apporté en 1915 aux Trois Essais sous le titre de « Théorie de la… Lire la suite
MARCEL GABRIEL (1889-1973)

Écrit par :  Lucien JERPHAGNON

Dans le chapitre "La foi et la présence aux autres"  : …  le « Toi absolu », suscitant toutes les consciences et les éveillant amoureusement à la liberté. *Il faut aimer ce Dieu non point contre, mais à travers le créé, dans l'absolue disponibilité en quoi consiste la charité : « Je me demande si on ne pourrait pas définir la vie spirituelle tout entière comme l'ensemble des activités par lesquelles… Lire la suite
MORALE

Écrit par :  Éric WEIL

Dans le chapitre "Le principe d'universalité"  : …  sa propre dignité, sa propre valeur morale, mais contribuer en même temps au bonheur de tout autre. *La morale d'autrui, la pureté de sa volonté d'universalité ne me regarde pas, elle ne serait pas valeur de l'autre si elle venait de moi ; son bonheur (que lui-même ne doit chercher que dans les limites que lui prescrit la loi morale) est aussi mon… Lire la suite
L'UTILITARISME, livre de John Stuart Mill

Écrit par :  Éric LETONTURIER

Dans le chapitre "Une morale utilitariste et altruiste"  : …  la conduite bonne n'est pas le bonheur propre de l'agent, mais le bonheur de tous ceux concernés ». *Fondé non pas sur l'intérêt mais sur l'utile, cet idéal n'est accessible que sous certaines conditions sociales et culturelles propres à orienter naturellement et sans esprit de sacrifice le développement des potentialités individuelles vers le bien… Lire la suite

Afficher la liste complète (11 références)

Retour en haut

Média

Média de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Découverte du Nouveau Monde

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média