Première et dernière lettres de l'alphabet grec, mentionnées ensemble, comme attribut de Dieu, dans le livre canonique de l'Apocalypse : le Père (i, 8 et xxi, 6) et le Fils (xxii, 13) étant désignés ainsi comme éternels et immortels, origine et fin de la Création. Les formules « il est, il était et il vient », « le principe et la fin » et « le premier et le dernier » constituent, dans chacun des lieux désignés, une paraphrase proposée pour exprimer cette désignation, laquelle est semblable au symbole rabbinique de la Shékinah : aleph-taw (première et dernière lettres de l'alphabet hébraïque, ainsi que du mot émet, « vérité », attribut principal de Dieu). Elle reflète probablement, étant donné le climat culturel d'Asie Mineure qui dut influencer l'auteur de l'Apocalypse, des spéculations développées, à partir des lettres, dans le monde hellénistique. Dans les papyrus magiques, l'universalité du monde et la divinité étaient exprimées par ce résumé de l'alphabet grec : a-é-è-i-o-y-ô. Cependant, l'inspiration directe demeure sûrement biblique et juive. On lit en effet, dans Isaïe, xliv, 6 : « Je (Yahvé) suis le premier e […]
