3. Le goût des arts
Avant cet écroulement, l'ordre régnant sur la vaste zone hispano-maghrébine avait permis un grand développement de l'industrie et du commerce. Les relations commerciales étaient très actives avec les places chrétiennes, notamment Gênes, Marseille et Pise. L'armée et la marine almohades faisaient de l'Empire, avec les Ayyoubides en Orient, une des plus grandes puissances musulmanes. Le puritanisme du mahdī n'avait pas duré et ses successeurs furent vite gagnés par le goût du confort, du luxe et des arts. L'activité culturelle était intense et, notamment, les philosophes Ibn Ṭufayl et Ibn Rušd (Averroès) brillèrent à la cour almohade. La musique était cultivée avec passion. L'architecture produisit des chefs-d'œuvre (mosquée de Ḥasan à Rabat, Kutubiyya et mosquée de la Kasba à Marrakech, Giralda de Séville, etc.). L'art almohade en général fut une admirable synthèse, d'une esthétique puissamment originale, d'une tonalité majestueuse, sévère et énergique.
[…]… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 2 pages…



