Les maladies allergiques sont connues depuis longtemps comme en témoigne l'allergie aux fraises du roi Richard III d'Angleterre rapportée par Shakespeare. L'étude de l'allergie devient expérimentale en 1902 lorsque Charles Richet (1850-1935), Prix Nobel de physiologie ou médecine en 1913, et Paul Portier injectent à un chien de façon répétitive de faibles doses du venin de l'anémone de mer. Ils s'attendaient à observer un effet protecteur : mais, à la troisième injection, l'animal meurt en quelques minutes de ce qu'on appellera, en 1906, un choc anaphylactique. Il s'agit là de la forme extrême des réactions allergiques, mais cette notion fut étendue très rapidement à d'autres situations physiopathologiques comme la réponse cutanée du sujet contaminé par le bacille tuberculeux sans être cependant malade, ou les réponses allergiques respiratoires, et de nombreuses pathologies cutanées. Cette découverte initiale, dans laquelle le système immunitaire se retourne contre son hôte, fut très rapidement suivie en 1908 de l'identification des cellules responsables, les mastocytes, et d'une molécule essentielle dans le choc, l'histamine.
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Charles Richet Le physiologiste français Charles Richet (1850-1935) découvre, avec Paul Portier (1866-1962), l'anaphylaxie, découverte qui lui vaut le prix Nobel de médecine en 1913.
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Gabriel GACHELIN
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