Éduquer, instruire, protéger les individus, aménager les conditions de leur liberté, réprimer les conduites qui nuisent à autrui, lutter contre les fraudes, telles sont les missions essentielles des États. Si le choix des aliments est un acte libre, il n'en reste pas moins que se nourrir est vital et que tous les hommes n'ont pas un accès égal à la nourriture. Dès lors, la question de l'intervention d'une autorité publique se pose et, autour de l'alimentation, des enjeux de politiques publiques existent bien.
Les problèmes à résoudre qui concernent l'alimentation sont de nature très différente entre les pays développés et ceux qui connaissent un retard de développement. Pour les pays en retard de développement, les préoccupations sont d'ordre quantitatif et le problème est celui de la sous-alimentation d'une fraction parfois importante de la population. Pour les pays développés, si la pénurie s'estompe, le niveau d'exigence des individus s'accroît considérablement de même qu'une forme nouvelle de malnutrition. Les préoccupations sont donc désormais plutôt qualitatives, et les politiques publiques qui sont mises en œuvre depuis environ un demi-siècle, en France comme en Eur […]
