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ALGÉRIE Actualité (2009)

L'année 2009 est marquée par l'élection présidentielle du 9 avril. L'événement a été bien préparé par le pouvoir ; des amendements constitutionnels favorisant le chef de l'État ont été promulgués par décret présidentiel le 29 octobre 2008 et approuvés à une large majorité par les deux Chambres du Parlement le 12 novembre 2008. L'un permet au président de briguer un troisième mandat, un autre décrète que le gouvernement est désormais responsable devant celui-là et non plus devant le Parlement, bien que ce dernier conserve le droit formel de refuser le programme du Premier ministre. Le 12 février, le président Abdelaziz Bouteflika annonce qu'il se présente à sa propre succession.

Au terme d'un scrutin presque unanimement jugé frauduleux, le président sortant remporte l'élection avec 90,24 p. 100 des suffrages pour un taux de participation officiel de 74,11 p. 100. Les observateurs estiment que la participation se situe plus vraisemblablement autour de 30 p. 100 et que le président a obtenu environ la moitié des voix seulement. Il préparerait son frère cadet, Saïd, à devenir son successeur. Un nouveau parti politique loyal au chef de l'État se forme durant l'été, dont Saïd Bouteflika pourrait prendre la tête.

Par ailleurs, l'annonce de la candidature d'Abdelaziz Bouteflika en février a relancé les actes de violence, il est vrai toujours moins nombreux durant l'hiver. Plusieurs attentats sont perpétrés, notamment en Kabylie et dans les Aurès et, au cours de l'année, la zone géographique touchée par les attaques s'étend dans le nord de l'Algérie.

L'organisation terroriste Al-Qaida pour le Maghreb islamique (A.Q.M.I., ex-Groupe salafiste pour la prédication et le combat) continue à sévir en Algérie et au-delà. En janvier, elle enlève quatre touristes européens au Niger ; elle en relâche deux en avril, mais elle assassine le 31 mai un otage britannique au Mali, puis libère contre rançon un otage suisse détenu dans ce pays. Après ce pic de violence, l'Algérie rejoint les pays du Sahel et les États-Unis dans leur initiative visant à créer une nouvelle force de sécurité de vingt-cinq mille hommes.

L'Algérie annule l'achat de quatre frégates à la France et préfère se tourner vers l'Italie et le Royaume-Uni pour ses principales acquisitions d'armement. Les mesures que le pays a introduites pour accroître le contrôle sur les investissements étrangers, notamment sa demande de devenir actionnaire majoritaire de toutes les co-entreprises, commencent à provoquer une fuite des capitaux en 2009. Le président Bouteflika a mis en place cette nouvelle politique en raison de l'hostilité qu'il nourrit à l'égard des investisseurs étrangers, en particulier des compagnies pétrolières, qui refusent de réinvestir leurs bénéfices dans le pays.

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