3. Relations internationales
Le 18 janvier 1991, plusieurs dizaines de milliers de personnes se rassemblent à Alger, à l'appel des islamistes, pour protester contre le déclenchement de la guerre du Golfe.
Le 27 mars 1993, l'Algérie rompt ses relations diplomatiques avec l'Iran, dont elle dénonce l'« appui déclaré au terrorisme » islamiste.
Après l'assassinat à Alger, le 15 janvier 1994, d'une employée au consulat de France, Paris annonce une réduction de ses effectifs officiels en Algérie.
En août, Rabat annonce le rétablissement du visa d'entrée pour les ressortissants algériens ou d'origine algérienne, à la suite de l'attaque meurtrière, le 24, d'un hôtel de Marrakech par un commando composé notamment de Franco-Algériens. Le 29, Alger annonce la fermeture de sa frontière avec le Maroc.
Le 24 décembre, un commando du G.I.A. prend le contrôle d'un Airbus d'Air France qui s'apprêtait à décoller d'Alger à destination de Paris avec deux cent vingt-sept passagers et membres d'équipage à son bord. Deux passagers, un Algérien et un Vietnamien, sont tués. Les islamistes exigent de se rendre à Paris. Le 25, un Français est tué à son tour. Le gouvernement français finit par obtenir des autorités algériennes qu'elles laissent décoller l'appareil. Le 26, l'avion se pose à Marseille. Une équipe du Groupement d'intervention de la gendarmerie nationale donne l'assaut, tuant les quatre membres du commando ; neuf gendarmes et une quinzaine de passagers et membres d'équipage sont blessés.
Le 11 février 1995, le G.I.A. attaque le poste frontière tunisien de Tamerza, tuant sept soldats. L'opération est présentée comme un avertissement aux autorités de Tunis qui « oppriment » les islamistes.
Le 23 mai 1996, le G.I.A. annonce l'assassinat des sept moines trappistes français enlevés le 27 mars dans leur monastère de Tibéhirine, près de Médéa. Il déclare avoir tenté de négocier leur libération avec le gouvernement français, […]
… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 16 pages…



