Naturaliste anglais, l'un des fondateurs de la zoogéographie. Wallace accompagne son maître, l'entomologiste H. W. Bates, dans son exploration de l'Amazonie (1848), puis s'en sépare et demeure au Brésil jusqu'en 1852. À son retour en Angleterre, il publie Palm Trees of the Amazon and Their Uses et A Narrative of Travels on the Amazon and Rio Negro (1853). En 1854, il s'embarque pour la Malaisie ; il va consacrer huit années à explorer Java, Sumatra, Bornéo, les Célèbes, les Moluques, la Nouvelle-Guinée et l'Australie, d'où il rapportera plus de 125 000 échantillons. Mais, au cours de cette longue expédition destinée à étudier les mammifères de ce continent et à les comparer à ceux des autres régions du globe (qu'il distingue en paléarctique, néarctique, éthiopienne, orientale, néotropicale et australienne), il arrive, indépendamment de Darwin, à une conclusion identique sur l'évolution des espèces et la sélection naturelle. En 1855, il rédige On the Law Which Has Regulated the Introduction of New Species et, en 1858, il envoie à Darwin un essai sur la sélection naturelle : On the Tendency of Varieties to Depart Indefinitely from Original Type. Darwin, y retrouvant ses propres théories établies depuis 1844 et préparant la publication de la célèbre Origin of Species (1859), fait lire, le 1er juillet 1858, devant la Linnaean Society de Londres, l'essai de Wallace et un résumé de son propre ouvrage. Lorsque Wallace rentre en Angleterre (1862), il développe sa position, très proche de celle de Darwin, dans Contribution to the Theory of Natural Selection (1870) et Darwinisn, an Exposition of the Theory of Natural Selection with Some of Its Applications (1889). Il pousse à l'extrême les idées de Darwin, mais, tout comme Weismann, il rejette la conception lamarckienne des caractères acquis et s'efforce de prouver que la sélection est le facteur efficace.
Publiant les résultats de ses voyages, il fait paraître The Malay Archipelago (1869), puis son magistral traité de zoo-géographie, The Geographical Distribution of Animals with a Study of the Relations of Living and Extinct Faunas (1876). Dans cet ouvrage, qui a vieilli par suite de la naissance de l'écologie et des données nouvelles de la paléontologie, il montre la répartition géographique des espèces animales et trace une ligne imaginaire (Wallace's Line) entre les îles indonésiennes, Bali et Lombok, figurant la séparation entre les zones zoogéographiques d'Australie et d'Asie.
À la fin de sa vie, il s'intéresse à la sociologie, à l'anthropologie et à l'évolution de l'homme : On Miracles and Modern Spiritualism (1875), Studies Scientific and Social (1900), Man's Place in the Universe (1903). En 1905, il écrit son autobiographie, My Life.
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