Fils d'un marchand de bétail, autodidacte, Koltsov fait connaissance de Stankevitch à Voronej et fréquente son cercle lorsqu'il se rend à Moscou. Ses vers touchent par leur sincérité, leur spontanéité. Il chante la vaste steppe, le désir de liberté, le mal d'amour, les peines du paysan, dans un langage naïf, direct, qui enchante ses amis moscovites puis les célébrités pétersbourgeoises, Pouchkine, Odoïevski. Stankevitch, lui-même poète, prépare à ses frais un premier recueil de poèmes de Koltsov (1835). La méditation philosophique inspirée par ses amis hégéliens lui réussit moins (ses Dumy), mais il reprend avec bonheur des accents populaires transmis par les colporteurs. Mélancolique, inconsolable après la mort de sa bien-aimée, il meurt phtisique.
Alexandre BOURMEYSTER
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