Encyclopædia Universalis, le portail de la connaissance
Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire

OSTROVSKI ALEXANDRE NIKOLAÏEVITCH (1823-1886)

A. N. Ostrovski

Fondateur du théâtre de mœurs, auteur de plus de cinquante pièces, Ostrovski donne à la scène russe le répertoire qui lui manquait. Fils d'un avocat au tribunal civil de Moscou, où il est employé lui-même, le jeune Ostrovski étudie le comportement de ses clients, les marchands. Cette classe, restée à l'écart des courants d'européanisation, semble avoir conservé les traditions de la Russie prépétrovienne. Dans ses comédies, Ostrovski insiste sur deux traits ; d'une part, l'improbité commerciale ressentie non pas comme un vice, mais comme une règle juste et nécessaire pour satisfaire la soif d'argent ; d'autre part, la cruauté des relations familiales : régie par l'orgueil tyrannique du maître « qui n'en fait qu'à sa tête » (samodur), la vie est encore fondée sur les préceptes de l'antique ménagier du xvie siècle, le Domostroï et l'épouse cloîtrée est réduite à la ruse ou à la rébellion. Tels sont les thèmes de On s'arrangera entre siens (Svoi ljudi-sočtëmsja, 1850), Pauvreté n'est pas vice (Bednost' ne porok, 1854) L'Orage (Groza, 1860). L'ignorance, la superstition, la bonne conscience d'un despote, encouragées par la passivité des victimes (enfants, domestiques, proches), donnent un sombre tableau de ces mœurs patriarcales que certains idéalisaient pour condamner les modes occidentales. Le démocrate révolutionnaire Dobrolioubov les dénonce à son tour dans un célèbre article : Le Royaume des ténèbres (Temnoe carstvo, 1859). Le champ d'observation s'élargit. Comme le romancier Pissemski, Ostrovski traite de la concussion des fonctionnaires dans Une place lucrative (Dokhodnoe Mesto, 1857), de la décadence de la noblesse ruinée dans La Pupille (Vospitannica, 1859) et Loups et brebis (Volki i ovcy, 1875), et même du théâtre provincial dans La Forêt (Les, 1871). Manquent au tableau les paysans et l'intelligentsia.

Ni slavophile, quoiqu'il ait collaboré jusqu'en 1854 à la revue Le Moscovite (Moskvitjanin), ni attiré véritablement par les idées progressistes, malgré ses relations étroites avec les revues occi […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 1 page… Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« OSTROVSKI ALEXANDRE NIKOLAÏEVITCH (1823-1886) » est également traité dans :

FOMENKO PIOTR (1932- )

Écrit par :  Béatrice PICON-VALLIN

…  et qui bénéficie de l'air frais de la perestroïka – termine le Gitis sans vouloir se disperser. *Révélés par Loups et brebis d'Ostrovski, leur spectacle de fin d'études en 1992, toujours joué aujourd'hui, les jeunes acteurs veulent continuer à progresser ensemble et possèdent déjà à leur actif un véritable répertoire. Cette troupe… Lire la suite
RUSSIE (Arts et culture) - La littérature

Écrit par :  Michel AUCOUTURIERMarie-Christine AUTANT-MATHIEUHélène HENRYHélène MÉLATGeorges NIVAT

Dans le chapitre "La littérature de l'intelligentsia (1825-1890)"  : …  dont le théâtre offre un avant-goût de la comédie psychologique de Tchekhov, c'est à Alexandre *Ostrovski (Ostrovskij, 1823-1886), auteur d'une cinquantaine de pièces, tableaux de mœurs oscillant entre le drame et la comédie, qu'il appartient de créer vraiment le répertoire du théâtre russe en y transposant les principes de l'esthétique… Lire la suite

Retour en haut

Média

Média de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

A. N. Ostrovski

Retour en haut

Voir aussi

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2011, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média