2. Un Protée de la science
L'œuvre scientifique de Humboldt est considérable. À partir de 1789, il publie une série de travaux sur la minéralogie, la chimie, la géologie, la botanique et la physiologie, qui vont de la note de quelques pages jusqu'aux traités plus fournis, comme le Florae Fribergensis Specimen (1793), les Expériences sur le galvanisme (1795-1797). Le voyage en Amérique a suscité le plus grand nombre de publications. Les Ansichten der Natur (Tableaux de la nature), surtout consacrés à la description de paysages américains (1807-1808), servent d'introduction aux trente volumes de l'édition monumentale du Voyage aux régions équinoxiales du Nouveau Continent, fait en 1799, 1800... 1804, par A. de Humboldt et Aimé Bonpland (1807-1834). Les quinze premiers volumes de botanique, avec de nombreuses planches, sont de Bonpland et de K. S. Kunth, les quinze derniers sont de Humboldt. Cette édition étant peu maniable, Humboldt en a publié certains textes sous format plus réduit. Après son voyage en Russie, il publie Asie centrale. Recherches sur les chaînes de montagnes et la climatologie comparée (3 volumes, 1843) ; et, enfin, dans son Cosmos. Essai d'une description physique du monde, dont le dernier volume sera posthume, Humboldt présente un tableau d'ensemble de tout ce qui existe, au physique comme au moral ; on y trouve tous les résultats de ses propres recherches et de ses voyages sur les trois continents et un bilan des acquis de la science de son temps.
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