Écrivain sud-africain noir, né le 20 février 1925 au Cap, mort le 11 octobre 1985 à La Havane (Cuba).
Alex La Guma grandit au sein d'une famille qui milite activement en faveur des droits de la population noire. En 1960, il rejoint la rédaction du journal progressiste New Age. Au cours des années suivantes, ses activités anti-apartheid lui valent d'être arrêté et emprisonné à plusieurs reprises. Ses œuvres sont interdites par les autorités sud-africaines et on l'empêche de s'exprimer en public. En 1966, La Guma et sa famille s'exilent à Londres où ils vivent jusqu'en 1979. À la fin de sa vie, l'écrivain devient le représentant de l'A.N.C. (African National Congress, parti interdit en Afrique du Sud à l'époque) à Cuba.
Son premier roman, A Walk in the Night (1962, Nuit d'errance) évoque la lutte contre l'oppression d'un groupe de protagonistes qui vivent dans le quartier le plus difficile du Cap et, plus précisément, la déchéance morale d'un jeune homme licencié sans raison. Le thème de la contestation est repris par And a Threefold Cord (1964), qui dépeint les effets délétères de l'apartheid sur une famille du ghetto, ainsi que par The Stone-Country (1967), inspiré des expériences carcérales de l'auteur. Les nouvelles de La Guma sont publiées dans de nombreuses anthologies et magazines. Le roman In the Fog of the Season's End (Les Résistants du Cap), qui traite de l'apartheid, est publié en 1972, puis vient Time of the Butcherbird (L'Oiseau meurtrier), en 1979, où il relate le déplacement des populations tribales imposé par le gouvernement sud-africain. La Guma est salué pour son style vivace, ses dialogues hauts en couleur et sa manière de parler avec empathie et réalisme d'individus opprimés condamnés à mener une vie sordide. Particulièrement courtes, ses œuvres sont d'autant plus frappantes qu'aucun détail n'échappe à leur auteur qui sait exploiter à merveille l'éloquence de l'humour, des émotions ou de l'horreur d'une situation.
Universalis
Retour en haut



