3. La langue italienne
Cette langue qu'il devait aller chercher tout d'abord dans le dictionnaire de la Crusca et chez les auteurs du xve siècle dits classiques, Manzoni se persuade qu'elle existe : c'est le toscan qui doit devenir langue nationale. Deux amis florentins l'aident à « rincer ses draps dans l'Arno » et le roman sera publié sous sa forme toscane en 1840. Si le grand ouvrage médité entre 1827 et 1860 sur la langue italienne n'est pas réalisé, du moins le romancier a-t-il contribué à la formation de cette langue, l'enrichissant même de façon inattendue : tel nom de personnage n'est-il pas devenu nom commun ?
Au sommet de la gloire et des honneurs, il meurt à Milan où il était né. L'année suivante, Verdi compose pour le premier anniversaire sa Messe de requiem.
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