2. Effets biologiques
L'aldostérone, principal stéroïde à action minéralo-corticoïde, maintient à concentration quasi constante (homéostasie) le sodium et le potassium dans l'organisme. La rétention sodée et l'excrétion de K+ provoquées par l'hormone ne sont pas obligatoirement couplées ; un phénomène d'échappement (arrêt de l'effet biologique après 3 à 5 jours d'administration d'aldostérone) est observé sur la réabsorption du sodium mais non sur l'excrétion du potassium. Elles ont lieu au niveau des canaux collecteurs des néphrons du cortex rénal. Hormone de la rétention sodée, l'aldostérone s'oppose à l'action natriurétique d'un facteur isolé des oreillettes du cœur (atriopeptine, formée de 28 acides aminés). Le mode d'action moléculaire de l'aldostérone est partiellement connu : l'hormone pénètre par diffusion dans ses cellules cibles et se fixe à un récepteur protéique, dans leur cytoplasme ou plus probablement dans leur noyau. De toute façon, le complexe hormone-récepteur est retrouvé dans le noyau, où il module la transcription génétique et permet la synthèse de plusieurs protéines constitutives du canal sodium sensible à l'amiloride, ce qui aboutit à stimuler la réabsorption du sodium. Les spirolactones sont des analogues structuraux de l'aldostérone capables de se fixer sur le récepteur de l'hormone et d'en inhiber la fixation ultérieure sur l'ADN du noyau. Ils s'opposent ainsi à l'action de l'aldostérone et sont utilisé comme antihypertenseurs en thérapeutique.
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