Physiologiste suisse et écrivain d'expression allemande. Haller commence en 1723 ses études médicales à Tübingen et les termine (1727) à Leyde, auprès de Boerhaave. Il voyage ensuite quelque temps et enseigne l'anatomie à Bâle en 1729. Nommé en 1734 professeur d'anatomie à l'université de Berne, sa ville natale, il part deux ans plus tard pour Göttingen où, durant dix-sept ans, il enseigne la chirurgie, la botanique (il fonde le Jardin des Plantes) et l'anatomie. En 1751, tandis qu'il préside le Collège des chirurgiens de Göttingen, il rédige les règlements de la Société royale de cette ville et en devient le président. Sa santé s'altérant, il regagne Berne en 1753 ; devient membre du Conseil de la ville et capitaine provincial du canton ; il participe activement à l'administration de son pays, réorganise l'université de Lausanne, dirige les salines de Roche. Quelques années plus tard, George II d'Angleterre, qui avait fondé, en 1735, l'Université de Göttingen, lui demande d'y reprendre son enseignement. Mais, touché par l'hommage que lui rend le Sénat de Berne en le mettant en « réquisition perpétuelle », cet esprit encyclopédique, surnommé le « grand Haller », reste à Berne et y termine une vie tout entière consacrée au travail.
Outre ses nombreuses recherches, sur l'embryologie (il défend la théorie préformationniste), l'action des sucs digestifs, la formation des os, la respiration, les glandes salivaires, les vaisseaux du cœur, les malformations congénitales, il publie huit livres d'anatomie et discute, en six volumes, l'œuvre de son maître Boerhaave (Commentarii ad Hermanni Boerhaave praelectiones academicas in suas rei medicae institutiones, 1739-1758). Il tente ensuite d'écrire une histoire systématique de la médecine : Methodus studii medici (1751). Il publie, en 1747, une étude sur la physiologie, qu'il traite, pour la première fois, indépendamment de toute considération médicale : Primae Linae physiologiae, mais il donne son chef-d'œuvre avec les huit volumes des Elemen […]
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