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ALBERT LE GRAND (1193?-1280)

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3.  Le théologien

En théologie, Albert peut apparaître moins original. Cependant, sa marque propre affecte tous ses ouvrages : Commentaires des Sentences de Pierre Lombard, des quatre Évangiles, de Job, des prophètes, de Denys le pseudo-Aréopagite (Noms divinsThéologie mystiqueHiérarchie céleste) ; Somme de théologie (inachevée). Il a trouvé, dans la doctrine dionysienne de la création comme théophanie (manifestation inchoative de Dieu), le motif principal de son effort pour constituer en leur autonomie les savoirs rationnels. Il use, recueillie de Denys, de la négativité néo-platonicienne pour coordonner la raison et la foi entendue comme communion intellective à une vérité qui entraîne la pensée, par-delà le niveau rationnel, vers une intuition noétique que la transcendance prive d'évidence expérimentale. Albert caractérise cette épistémologie théologique par la formule « vérité affective », qui a été mal lue par de nombreux interprètes : ils y ont vu une sorte d'affectivité psychologique, alors qu'il s'agit du « pâtir » intellectif, c'est-à-dire de la réceptivité contemplative selon Denys. La vérité affective signifie cette lumière infuse des vérités révélées qui cause la communion intellective et caritative de l'homme avec Dieu. Entrouvant à la liberté le mystère divin sans imposer à la raison aucune subordination oppressive, la lumière de la foi invite à relire les savoirs naturels sous un jour nouveau qui, à la fois confirmateur et transfigurant, se diffuse à partir de la plénitude promise dans la vision de Dieu.

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