Sculpteur français représentatif par sa diversité et par son habileté de la production artistique du second Empire, Carrier-Belleuse, formé dans l'entourage de ciseleurs et d'orfèvres, a été l'élève de la « Petite École » (future École des arts décoratifs), où il se lie avec Charles Garnier. Il séjourne en Angleterre, où il travaille pour la manufacture de céramique de Minton, se distinguant par la création de statuettes de personnages historiques souvent éditées dans différentes matières. Parmi les sujets particulièrement aboutis, citons : Raphaël, Michel-Ange, plus tard, La Comtesse de Castiglione en reine d'Étrurie (1864). À partir de 1857, il expose au Salon où ses œuvres sont remarquées pour leur sensualité : la Bacchante de 1863 (jardin des Tuileries) ; leur force naturaliste : Hébé endormie de 1869 (musée d'Orsay) ; leurs qualités d'expression : les bustes. Il reçoit des commandes de monuments publics (pour la Roumanie, l'Argentine...) et participe au décor sculpté des grands travaux parisiens de Napoléon III : le Louvre, le tribunal de commerce, la Banque de France, l'Opéra enfin où il crée les fameuses torchères de bronze de […]
