
1. Politique intérieure
Le 12 juillet 1990, les milliers d'Albanais qui avaient trouvé refuge dans l'enceinte des ambassades étrangères sont autorisés à quitter le pays.
Les 9 et 10 décembre, des étudiants manifestent à Tirana en réclamant des réformes. Le 11, Ramiz Alia, chef de l'État, réunit un plénum extraordinaire du Parti du travail albanais (P.T.A., communiste) : la création d'autres formations politiques est acceptée. Le 12, le Parti démocratique albanais est officiellement créé. Le 21, la déstalinisation est décrétée par le gouvernement.
Le 20 février 1991, des dizaines de milliers de manifestants renversent, sur la place Skanderbeg à Tirana, la statue monumentale d'Enver Hoxha, le fondateur de l'Albanie communiste.
Le 31 mars, les premières élections multipartites depuis 1945 confirment la majorité du P.T.A.
Le 4 juin, le gouvernement communiste dirigé par Fatos Nano démissionne, alors qu'une grève générale risquait de paralyser le pays. Un communiste modéré, Ylli Bufi, nommé par le président Alia le 5, forme un cabinet de coalition. Le 12, le P.T.A. se transforme en Parti socialiste.
Le 4 décembre, les sept ministres membres du Parti démocratique démissionnent du gouvernement. Le 14, Vilson Ahmeti forme un nouveau gouvernement. Sa tâche prioritaire est de remédier à la pénurie alimentaire.
Le 25 février 1992, de nouvelles émeutes de la faim éclatent. Le 28, le port de Durrës est fermé par la police albanaise pour tenter de contenir l'afflux des candidats à l'exil venus de tout le pays.
Les 22 et 29 mars se tiennent les élections législatives dans un climat d'anarchie et de violence. Elles sont remportées par le Parti démocratique de Sali Berisha.
Le 3 avril, Ramiz Alia démissionne. Le 9, le Parlement élit Sali Berisha à la présidence de la République. Le 11, ce dernier nomme Alexandre Meksi Premier ministre.
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