Considéré comme le principal ténor français de la seconde moitié du xxe siècle, Alain Vanzo faisait figure d'héritier de Georges Thill, dans une tradition illustrée avant lui par José Luccioni et après lui par Roberto Alagna.
D'ascendance italienne, Alain Vanzo naît le 2 avril 1928 à Monaco, dans une région dont il gardera toujours l'accent ensoleillé. Encore enfant, donc soprano, il chante dans la chorale de l'église Saint-Charles de Monaco. Il touche à tous les instruments sans vraiment recevoir de formation professionnelle. À dix-huit ans, il fonde à Aix-les-Bains un orchestre de variétés, Le Bastringue, avant d'entrer dans l'orchestre tzigane Les Vinitzky (1950). Il joue dans les brasseries, chante occasionnellement, joue les doublures au Châtelet (il aurait doublé Luis Mariano dans Le Chanteur de Mexico, mais cette information est contestée par d'autres doublures).
En 1954, il se décide enfin à étudier sérieusement le chant avec Rolande Darcœur pour se présenter à un concours de ténors organisé à Cannes par Mario Podesta. Il remporte le premier prix devant Tony Poncet et Guy Chauvet et est aussitôt engagé à l'Opéra de Paris et à l'Opéra-Comique. Durant sa période de formation, il chante de petits rôles (débuts dans un Pirate d'Obéron de Weber). En 1955, il participe à la création de Numance d'Henry Barraud (rôle de Viriato). Deux ans plus tard, il s'impose, au côté de Maria Callas, dans Edgardo de Lucia di Lammermoor de Donizetti, qui marque le début d'une très belle carrière internationale. Les premiers rôles lui sont offerts : don Ottavio (Don Giovanni de Mozart), Gérald (Lakmé de Léo Delibes), le duc de Mantoue (Rigoletto de Verdi), le Chanteur (Le Chevalier à la rose de Richard Strauss), Des Grieux (Manon de Massenet), Marcello (La Bohème de Puccini), Mario Cavaradossi (Tosca de Puccini) et surtout Nadir (Les Pêcheurs de perles de Bizet), qu'il chantera des centaines de fois. On le retrouve dans Edgardo au palais Garnier en 1960, au côté de Joan Sutherland. En 1965, il débute en concert à New Y […]
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