Prince et poète arabe d'origine syrienne. Bien que fils du calife umayyade Yazīd, Al-Walīd II ne lui succéda pas directement car son oncle Hishām devint souverain des musulmans. Al-Walīd n'accéda au trône qu'en 743 et pour peu de temps, car il fut assassiné en 744.
C'est un des personnages les plus controversés et les plus attachants de la littérature arabe. Les uns n'ont voulu voir en lui qu'un prince débauché, livré à ses passions, indigne du pouvoir ; les autres soulignent qu'il fut un des premiers et grands novateurs de la poésie arabe. Au demeurant, il n'y a là rien d'inconciliable. Mais il faut corriger ce qu'il peut y avoir de partial et d'exagéré dans l'une et l'autre attitude. Écarté du pouvoir en 724 par son oncle, Al-Walīd se plonge en effet dans des plaisirs effrénés. Il cède aux injonctions de son tempérament et vit en compagnie libertine. Vers 734, il quitte la cour califale et partage son temps entre le désert, où il se livre à sa passion de la chasse, et des résidences seigneuriales où se déroulent quelques orgies retentissantes. Il s'entoure de poètes, de chanteurs, de bouffons. Les belles femmes, artistes ou hétaïres, se joignent aux agapes. Devenu calife […]
