Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

GHAZALI AL- (1058-1111)

Page précédente Page suivante

1.  Le mystère de Ghazālī

Abū Ḥāmid Muḥammad al-Tūsī b. Muḥammad al-Ghazālī (ou Ghazzālī) naquit en 450/1058 à Tūs dans l'est de l'Iran ; il y mourut en 505/1111. Il fit ses études à Nīshāpūr, ville où le premier prince saldjuqide Tughril avait établi sa résidence en 1037. Il y fut distingué par Djuwaynī, dit Imām al-Haramayn, l'un des grands théologiens de l'école ash‘arite. À cette époque, les ash‘arites, principaux représentants du sunnisme « orthodoxe », soutenaient les Seldjouqides contre les menées des divers groupes shī‘ites. En 1091, le ministre Nizām al-Mulk nomma Ghazālī, dont il était l'ami, directeur de l'université Nizāmiyya qu'il avait fondée à Bagdad. Dans son Siyāsat Nāmeh (Traité de gouvernement), le ministre écrivait : « Le souverain est tenu de s'enquérir de tout ce qui a trait à la religion, aux obligations qu'elle impose et à la tradition [...] Il est indispensable qu'une ou deux fois par semaine il admette auprès de lui les docteurs de la Loi. » Les activités de Ghazālī à Bagdad ne furent pas étrangères à ce programme. Jusqu'en 1095, son enseignement connut un grand succès ; consulté par le calife, il joua un rôle politique et connut un prestige considérable.

  Le doute, chemin de la certitude

Alors se situe le mystère, non encore parfaitement éclairci, de la vie de Ghazālī : subitement, il quitte Bagdad pour se rendre dans divers lieux saints de l'Islam, en Syrie, à La Mecque, à Jérusalem. Il s'en est expliqué dans son livre Erreur et délivrance (Al-munqidh min al-dalāl). Il s'y présente comme un homme épris de certitude, et qui, pour y accéder, n'hésite pas à se livrer au doute et à remettre tout en question : critique des coutumes héritées (ainsi le fait que les enfants des juifs reçoivent une formation juive et que, de même, les enfants des chrétiens et des musulmans soient élevés selon les principes religieux de leurs pères) ; critique des sens et de l'imagination par la raison : l'éveil de la raison dissipe les rêves de l'imagination sensible ; mais, réplique la sensation à la raison, il existe peut-être un état qui soit par rapport à ta veille ce que ta veille est par rapp […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 5 pages… Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« GHAZALI AL- (1058-1111) » est également traité dans :

ALBALAG ISAAC (XIIIe s.)

Écrit par :  Gabrielle SED-RAJNA

… *Philosophe et traducteur juif, qui a vécu probablement en Catalogne. Son œuvre principale est la traduction du Magasid al-Falasifa d'al-Ghazali, à laquelle il a joint des notes critiques réunies sous le titre de Tiqqun ha-De‘et (éd. critique G. Vajda, Jérusalem, 1973) et destinées à définir les rôles respectifs de la révélation et… Lire la suite
ASH'ARI ABU L-HASAN 'ALI BEN ISMA'IL AL- (874 env.-935)

Écrit par :  Roger ARNALDEZ

… *Fondateur de l'école de théologie musulmane à laquelle se sont ralliés la majorité des sunnites. Né à Baṣra, mort à Baghdād, al-Ash‘arī, d'abord disciple d'al-Djubbā'ī, quitte le mu‘tazilisme vers 912, à la suite de trois visions qu'il aurait eues du Prophète. Il aurait compris qu'il lui était ordonné d'allier la tradition et la théologie… Lire la suite
ASH'ARISME

Écrit par :  Louis GARDET

… *L'ash‘arisme est l'école dont l'influence fut prépondérante pendant des siècles (xe-xixe s.) en ‘ilm al-kalām, c'est-à-dire dans la théologie, ou, mieux peut-être, dans l'« apologie défensive » de l'islam sunnite. Elle fut fondée par Abū l-Ḥasan al-Ash‘arī (260-324 de l'hégire/874-935), transfuge du… Lire la suite
'ATTAR FARID AL-DIN MUHAMMAD B. IBRAHIM dit (1119 env.-env. 1190)

Écrit par :  Charles-Henri de FOUCHÉCOUR

Dans le chapitre "Poésie et mystique"  : …  de l'oiseau, symbole de l'âme, pris aux filets du monde, retournant par degrés vers son roi. Ahmad *Ghazāli écrivit à son tour, en persan, un récit sur le pèlerinage des oiseaux vers leur roi ; il insistait sur les épreuves du chemin, mais son récit manquait la passe de l'initiation : l'accueil du roi n'était qu'une grâce accordée aux oiseaux… Lire la suite
AVERROÈS, arabe IBN RUSHD (1126-1198)

Écrit par :  Jean JOLIVET

Dans le chapitre "Philosophie et religion"  : …  radicale. L'ouvrage auquel on vient de faire allusion est une réplique au grand penseur musulman *Gazālī (mort en 501/1111), qui avait écrit un livre destiné à ruiner les doctrines de divers philosophes : le Tahāfut al-falāsifa (L'Écroulement des philosophes). Averroès y répond en composant, à une date indéterminée, son Lire la suite
AVICENNISME LATIN

Écrit par :  Alain de LIBERA

Dans le chapitre "Le corpus avicennien médiéval"  : …  et de refontes cachées. Un des véhicules majeurs de la pensée d'Avicenne est l'exposé qu'en a donné *al-Ghazālī dans ce que les médiévaux ont appelé la Summa theoricae philosophiae. Si l'on sait de nos jours que l'ouvrage complet de Ghazālī contenait une réfutation théologique des opinions philosophiques d'Avicenne (La Destruction desLire la suite
IBN BADJDJA ABU BAKR IBN AL-SA'IGH, dit AVEMPACE (fin XIe s.-1138)

Écrit par :  Abdelkader BEN CHEHIDA

… *Auteur dont l'œuvre constitue un grand moment dans l'histoire de la philosophie arabe d'Espagne et une source importante pour les théologies médiévales. Le nom d'Ibn Bādjdja, qu'on donne communément à Abū Bakr Ibn al-Sā'igh (fils de l'orfèvre), a été latinisé en Avempace par les scolastiques à travers la transcription des traducteurs juifs. Les… Lire la suite
KALAM

Écrit par :  Mostafa Ibrahim MORGAN

… *L'expression arabe kalām (‘ilm al-kalām), dans l'islam, signifie la science de la parole, notion désignée aussi par ‘ilm uṣūl ad-dīn, science des bases de la religion (ou par al-fiḳh al-akbar, qui s'oppose à al-fiḳh al-aṣghār, la jurisprudence musulmane mineure). Ces trois expressions désignent, en somme… Lire la suite
MAGHREB - Littératures maghrébines

Écrit par :  Jamel Eddine BENCHEIKHChristiane CHAULET ACHOURAndré MANDOUZE

Dans le chapitre "Pensée religieuse et juridisme"  : …  aurait pu donner un autre visage à la culture maghrébine. L'autodafé des œuvres d'al-Ḡazzālī (*al-Ghazālī), l'anathème lancé contre l'école des ṣūfis d'Almería, plus tard la relégation d'Averroès, autant de réactions contre la pensée ardente et dynamique qui se développait dans l'Espagne musulmane soumise à la loi maghrébine. Il se… Lire la suite
RAZI FAKHR AL-DIN AL- (1149-1209)

Écrit par :  Roger ARNALDEZ

… *Un des penseurs les plus complets de l'islam. Après ses études à Rayy (Ray), où il est né, Fakhr al-Dīn al-Rāzī fait plusieurs voyages qui l'amènent jusqu'aux Indes. Dans plusieurs villes, il a de violentes controverses avec des mu‘tazilites et avec des tenants d'autres écoles juridiques et théologiques. Il prend la fuite pour se fixer à Hārat. Son… Lire la suite

Afficher la liste complète (10 références)

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média