4. L'expansion de l'hérésie
La vie d'Akhenaton dans un palais appelé Marouaton, au sud de sa capitale, aux côtés de Smenkhkérê, son gendre, et de sa fille aînée, semble s'achever dans une sorte de délire tragique. À son trépas, son corégent, qui lui succède, paraît s'être efforcé de renouer avec la capitale puissante, et peut-être avec Memphis, ville du sacre par excellence.
L'hérésie, strictement appliquée en Akhetaton (nom antique de Tell el-Amarna), semblait avoir, pendant toute la durée du règne, gagné progressivement et superficiellement tout le pays. Ailleurs qu'en Amarna on « aménageait » la nouvelle expression de la foi, et on a pu constater que les nouvelles prières étaient adressées aux anciens dieux, vénérés grâce à un concept repensé du divin.
Akhenaton fut certainement enterré dans la capitale hérétique. Sa tombe décorée n'a livré que des débris de la cuve royale (en partie reconstituée dans la cour du musée du Caire). Quant à sa momie, nul ne sait le sort qu'elle connut, si même elle fut épargnée par l'action impitoyable d'Horemheb, qui s'attacha à faire disparaître tous les vestiges de l'hérésie amarnienne. Les égyptologues s'efforcent, à ce propos, de percer le mystère d'une momie anonyme royale, remontant à l'époque amarnienne et trouvée dans la cachette funéraire no 55 de la Vallée des Rois.
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