2. Propriétés
Aristote ne parvint pas à peser l'air et les échecs se succédèrent jusqu'au xviie siècle. Galilée, interrogé sur l'impossibilité de pomper l'eau des puits à une hauteur de plus de 10 mètres, doit admettre que « la nature a une horreur modérée du vide », selon la théorie de l'époque. Evangelista Torricelli remplace l'eau par du mercure : la colonne n'est plus alors que de 76 centimètres, ce qui représente le même poids que 10 mètres d'eau. Il lui faut donc admettre que ce poids est équilibré par la pression de l'air, ou pression atmosphérique. Pascal pense que, si cette explication est la bonne, la colonne de liquide doit être moins haute en altitude puisque l'épaisseur de la couche d'air y est moins grande, ce que son beau-frère Florin Périer vérifie le 19 septembre 1648, entre Clermont-Ferrand et le sommet du puy de Dôme.
La masse volumique de l'air est fonction non seulement de la pression atmosphérique, mais aussi de la température et de l'humidité. Toutes ces variations ont leur importance pour la charge au décollage des avions.
L'air, et plus particulièrement l'air marin, humide et salin, est un agent physico-chimique très actif. La corrosion engendre la rouille sur les métaux ferreux, le vert-de-gris sur le cuivre, et ces métaux doivent être protégés par des revêtements de peinture, de vernis ou de métaux inoxydables.
De façon générale, l'air répond approximativement aux lois des gaz parfaits. Il suit en particulier la loi de Boyle-Mariotte, sa pression à température constante étant inversement proportionnelle à son volume.
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