4. Évolution des aimants permanents
Les progrès considérables réalisés dans le domaine des matériaux à aimants permanents se manifestent par leur emploi croissant dans toutes les branches de l'industrie.
Quelques laboratoires s'occupent d'améliorer encore les matériaux existants ou d'en découvrir de nouveaux.
On étudie l'amélioration des alnico par tirage de monocristaux à partir de l'alliage fondu ; des (BH)max de l'ordre de 95,5 × 103 T ( A ( m-1 ont été obtenus. L'étude systématique de l'influence des additions et des réactions de transformation des phases permet d'atteindre Hc > 159 × 103 A ( m-1.
On essaie également d'améliorer les ferrites par recherche de la granulométrie optimale d'un meilleur alignement des particules, et de nouveaux oxydes (ferrites de strontium).
On procède à des études sur les aimants en poudres de fer et fer-cobalt qui, théoriquement, permettront d'atteindre les énergies les plus élevées (BH)max ≃ 398 × 103 T ( A ( m-1.
On met au point enfin de nouveaux matériaux : alliages cobalt-terres rares (à anisotropie magnétocristalline élevée) ; composés dits « à anisotropie d'échange » ou à cycle d'hystérésis dissymétrique, obtenus par refroidissement sous l'action d'un champ, au-dessous de la température de Néel : tel est le cas du matériau formé par compression de particules de cobalt recouvertes d'oxyde de cobalt. Les points de Néel des matériaux connus sont malheureusement tous inférieurs à la température ambiante.
Les recherches se poursuivent dans les divers laboratoires du monde entier, tant dans le domaine théorique que technologique. Il est probable qu'une meilleure compréhension des phénomènes conduira à de nouveaux progrès intéressants dans un avenir prochain.
[…]… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 10 pages…



