Historien et homme d'État algérien, né en Tunisie ; il a fait ses études supérieures à al-Zaytūna de 1913 à 1915. Al-Madanī prend part au mouvement nationaliste tunisien à ses débuts et compte parmi les fondateurs du parti du Destour. Exilé en Algérie en 1924, il milite avec les ulémas algériens. Rédacteur politique de la revue Al-Shihāb (1931), rédacteur en chef d'Al-Basā'ir, secrétaire permanent du Front algérien pour la défense et le respect de la liberté (1952), membre fondateur du F.L.N., directeur du Bureau des affaires arabes du F.L.N. au Caire (1956-1958), ministre des Affaires culturelles du G.P.R.A., ministre des Biens de mainmorte à l'époque de Ben Bella, ambassadeur d'Algérie en ‘Irāq, puis en Turquie et en Iran ; il est également membre de l'Académie de langue arabe du Caire.
Outre ses activités de journaliste, Al-Madanī a publié en 1950 une pièce de théâtre, Hannibal, destinée à exalter le sentiment national tunisien. Mais il est surtout connu par ses études historiques : Histoire de l'Afrique du Nord, ou Carthage en quatre siècles (Tārīkh Shamāl Ifrīqyya aw Qartaghanna fī arba' ‘uṣūr), Livre de l'Algérie […]
