Fils d'un notable de Saint-Jean-d'Acre (Akka), Ahmad Choukeiri fait ses études secondaires à Jérusalem, puis commence son droit à Beyrouth, d'où il est expulsé à l'âge de dix-neuf ans par la puissance mandataire française. Il mêle à son travail auprès d'avocats en Palestine sous mandat britannique des tâches de journaliste palestinien et un militantisme politique à l'unisson d'un grand mouvement d'organisation des partis palestiniens face à la croissance du « foyer national » juif et son évolution vers une future Palestine-État juif.
À partir de 1949, ayant dû quitter son pays à la suite de la première guerre israélo-arabe, il est adjoint au secrétaire général de la Ligue des États arabes, l'Égyptien Azzām, et en même temps président de la délégation syrienne aux Nations unies. Dans cette même délégation, il participe activement à la conférence de Bandung en 1955. En 1957, il devient représentant à l'O.N.U. de l'Arabie Saoudite : destin typique de l'intellectuel palestinien qui se met au service, selon la conjoncture, de tel ou tel État arabe. En jouant en 1962 à propos du Yémen, la carte nassérienne, il s'aliène l'Arabie Saoudite, qui le démet de sa charge. Il rompt du mê […]
