3. Applications de l'agrométéorologie
• Utilisations de la prévision météorologique
Les agriculteurs sont très friands de prévisions météorologiques à courte (de 24 à 48 heures) et moyenne (de 3 à 7 jours) échéances pour la réalisation de leurs travaux agricoles (labour, semis, fauche, apports d'engrais ou applications de pesticides, récolte, etc.). À certaines époques de l'année, et plus particulièrement au printemps, les conditions atmosphériques peuvent, en effet, représenter une contrainte pour le fonctionnement de l'exploitation agricole. La connaissance des calendriers de travaux culturaux pour les principales cultures du département permet d'affiner la prévision, en mettant l'accent sur telle ou telle variable météorologique pouvant constituer un facteur limitant (pluies, température, etc.). Pour chaque département français, un bulletin de prévision météorologique générale, allant jusqu'à sept jours d'échéance, est consultable sur répondeur automatique (dont parfois une option agrométéo, avec fourniture de l'E.T.P. journalière prévue).
De plus, des prévisions météorologiques spécialisées sont mises en place à certaines époques de l'année : prévision du risque de gel des bourgeons au printemps dans les zones de vignoble (par exemple, en avril et mai en Champagne), prévision des risques phytosanitaires (par exemple, l'avertissement « feu bactérien » dans certains départements de l'ouest de la France, en Maine-et-Loire, en Dordogne et dans le sud des Landes). De telles prévisions météorologiques spécialisées, réalisées par la recherche de seuils d'action ou la mise au point d'un modèle de simulation des processus mis en jeu, ne peuvent l'être qu'à l'issue d'une étude agrométéorologique rétrospective, permettant d'identifier quantitativement les effets de telle ou telle variable climatique pertinente.
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