1. Histoire de la recherche
L'étude de la ville antique a connu trois grands moments. De la fin du xviiie siècle au début du xxe, on assiste à de nombreuses restaurations et anastyloses (remise en place scientifique d'éléments architecturaux écroulés) : ainsi en 1787 (temple « de Junon »), en 1788 (fronton oriental du temple « de la Concorde »), en 1836 (angle N.-O. du temple « des Dioscures »), en 1922-1924 et en 1931 (partie sud du temple « d'Hercule »). De 1925 à 1932, une intense activité archéologique est dirigée par P. Marconi, grâce au mécénat du capitaine anglais A. Hardcastle : la plupart des grands monuments sont objet de recherches et l'habitat de l'époque romaine commence à être mieux connu. Depuis 1939 (création d'une Surintendance aux antiquités de la Sicile centro-méridionale dont le siège est à Agrigente), mais en fait surtout depuis 1955, la recherche archéologique a pour but une meilleure connaissance de l'habitat grec et romain mais aussi la protection des monuments et du site lui-même, menacé dans sa périphérie (nécropoles) mais également dans son paysage par les constructions modernes.
Le matériel archéologique présenté de 1864 à 1967 au Museo civico (dans la ville moderne) l'est depuis cette dernière date au Museo nazionale archeologico, situé au centre de la ville antique (« vallée des Temples »).
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