La ville actuelle d'Agrigente (en italien Agrigento) compte environ 50 000 habitants ; chef-lieu de province près de la côte méridionale de la Sicile, elle occupe un petit secteur de la colonie grecque d'Akragas (du nom du fleuve qui la bordait à l'est) et de la ville romaine d'Agrigentum ; à leur arrivée, en 825 après J.-C., les Arabes l'appelèrent Gergent, d'où en italien Girgenti, nom de la bourgade médiévale et de la ville moderne jusqu'en 1927, date à laquelle la cité reprit le nom de l'époque romaine.
Agrigente doit l'essentiel de sa réputation à sa période grecque : aux vie et ve siècles avant J.-C., elle fut l'une des grandes villes siciliennes, dotée d'un patrimoine monumental exceptionnel, en partie conservée dans un paysage grandiose. Elle frappa monnaie à partir de 510 avant J.-C. (aigle au droit, crabe au revers). Sa superficie atteignit 450 hectares.
L'étude de la ville antique a connu trois grands moments. De la fin du xviiie siècle au début du xxe, on assiste à de nombreuses restaurations et anastyloses (remise en […]
Autres références
« AGRIGENTE » est également traité dans :
-
ATLANTE
Auteur :
Martine Hélène FOURMONT
*Terme d'architecture grecque, forgé sur le nom d'Atlas, géant qui soutenait la voûte du ciel sur ses épaules. L'atlante désigne une statue masculine qui, à l'égal des caryatides, sert de support dans un édifice. Les atlantes jouaient le rôle des colonnes, des piliers ou encore des ordres d'applique auxquels ils s'associaient. L'utilisation la plus…
Lire la suite
-
GRÈCE ANTIQUE (Civilisation) - La religion grecque
Auteurs :
André-Jean FESTUGIÈRE, Pierre LÉVÊQUE
Dans le chapitre "La religion du monde colonial" : …
déesses » (on localisait même à Enna le rapt de la jeune fille par le Seigneur infernal). Ainsi, à *Agrigente, de vieux sanctuaires autochtones (grottes ou enclos sacrés enserrant des autels) annexés par Déméter et Coré, qui ont pris la place des Dames sicano-sicules, jouxtent les beaux temples grecs élevés à la gloire des divinités helléniques. La…
Lire la suite
-
GRÈCE ANTIQUE (Civilisation) - Urbanisme et architecture
Auteur :
Roland MARTIN
Dans le chapitre "Agrigente" : …
*Agrigente offre un autre exemple raffiné d'une architecture urbaine de prestige. Le site, enfermé dès le ve siècle par une vaste enceinte, chevauche un groupe de collines et de vallées limitées, comme à Sélinonte, par le cours de deux fleuves, l'Hylas et l'Akragas. La ville s'est installée dans la dépression comprise entre l'…
Lire la suite
-
SICILE
Auteurs :
Maurice AYMARD, Michel GRAS, Claude LEPELLEY, Jean-Marie MARTIN, Pierre-Yves PÉCHOUX
Dans le chapitre "L'âge d'or de la Sicile grecque (VIe-Ve siècle av. J.-C.)" : …
et mystiques. Cependant, les villes s'enrichissaient de nombreux monuments. Sélinonte et *Agrigente offrent toujours leur incomparable ensemble de temples, construits aux vie et ve siècles. Le mécénat des tyrans et l'orgueil des cités ont laissé des édifices magnifiques dans ces deux villes et à…
Lire la suite
Retour en haut
Bibliographie
Pindare, VIe et XIIe Pythiques, IIe Isthmique, IIe et IIIe Olympiques
J. R. De Waele, Acragas graeca. Die historische Topographie des griechischen Akragas auf Sizilien, Brill, Gravenhage, 1971
P. Orlandini, « Akragas », in The Princeton Encyclopedia of Classical Sites, Princeton (N.J.), 1976
« Agrigento », in E. Gabba et G. Vallet, La Sicilia antica, pp. 485-495, Società editrice Storia di Napoli, del Mezzogiorno continentale e della Sicilia, Naples, 1980
E. De Miro, Agrigento : la Valle dei Templi, De Agostini, Novara, 1983, trad. franç. Atlas, 1987
F. Coarelli & M. Torelli, Sicilia, guide archeologiche Laterza, pp. 129-158, Rome-Bari, 1984
« Agrigento », in G. Nenci et G. Vallet, Bibliografia topografica della colonizzazione greca in Italia e nelle isole tirreniche, Scuola normale superiore di Pisa, École française de Rome, Pise-Rome, 1984 (histoire de la recherche par E. De Miro, sources et bibliogr. par M. Lombardo).
Retour en haut