2. Les principaux agrégats
Le plus global des agrégats est le produit intérieur brut (P.I.B.) qui peut être interprété – et calculé – de trois façons différentes : comme la somme des valeurs ajoutées créées dans l'économie (approche par la production) ; comme l'ensemble des biens de consommation et d'investissement utilisés dans l'économie (approche par les emplois ou la demande où le P.I.B. représente la somme des agrégats de consommation finale et de formation brute de capital) ; enfin comme la somme des revenus primaires distribués à l'occasion de la production – salaires, profits, impôts sur la production (approche par les revenus). Le taux de croissance du P.I.B. est le taux de croissance économique.
La déduction de l'amortissement du capital (consommation de capital fixe – C.C.F.) permet de passer du produit intérieur brut (P.I.B.) au produit intérieur net (P.I.N.) – et, d'une façon générale, des agrégats bruts aux agrégats nets dans les comptes non financiers.
En ajoutant au P.I.N. le solde (positif ou négatif) des transferts de revenus entre l'économie nationale et le reste du monde (paiements internationaux de dividendes, d'intérêts, de salaires, etc.), on obtient le revenu national net qui va faire l'objet de la dépense nationale. La différence entre le revenu national et la consommation finale donne par définition l'épargne globale.
Les agrégats qui précèdent sont des flux économiques : ils représentent la variation des éléments sur une certaine période, généralement annuelle. Le développement, dans les années 1990, d'une comptabilité nationale de stock (ou de patrimoine) fait apparaître des agrégats de stock qui mesurent des ensembles d'éléments patrimoniaux existant à un point donné du temps. Ces agrégats concernent les actifs non financiers (logements, actifs productifs, brevets, etc.) et financiers (créances et dettes entendues au sens large – monnaie, crédit, titres, etc.) des différents secteurs de l'économie nationale. La richesse de l'économie et des différents secteurs (dénommée valeur nette) est ensuite obtenue en faisant la différence entre le total de ces actifs et les passifs financiers correspondants (dettes).
Une catégorie particulièrement importante, pour l'analyse et la politique économique, des agrégats de stock est constituée par les agrégats monétaires (ensemble des moyens de paiement et des actifs financiers facilement convertibles en moyens de paiement, possédés par les agents économiques non financiers) qui sont utilisés par les banques centrales pour orienter leur politique monétaire.
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